Mis à jour le 02 Mar 26 par

Champion à vendre

Un des qualifiés Pokerstars qui a réussi à se jucher parmi les neuf finalistes du Main Event des World Series of Poker, Ylon Schwartz, a décidé de se vendre au sponsor le plus offrant sur eBay.

eBayQui a dit qu'on ne pouvait que perdre au poker ? Parfois, il
semble même y avoir plus d’argent à gagner en parallèle de l'activité
du jeu poker qu’à la table : un des neuf finalistes (les fameux
« November Nine ») du Main Event WSOP, décalé pour cause de
retransmission télévisée en direct, apris une initiative inédite : il a
mis aux enchères le sponsoring desa présence à la télévision pour la
finale.

Il faut dire qu’avec près de 100 millions de télespectateurs
attendus, cela se bouscule au portillon. Schwartz accepte toute offre,
pas uniquement celles des sites web de jeu en ligne, se vendant ainsi
au plus
offrant. eBay a, semble-t-il, accepté de se faire le relai de cette
vente aux enchères très spéciale. L'acheteur peut s'offrir un placard
sur le bras ou la poitrine de Schwartz, ou même figurer sur un
protecteur de cartes personnalisé.

WSOP 2008Ylon
Schwartz
se réserve le droit de refuser un acheteur qui fasse de la publicité
pour des services sexuels ou qui enfreigne les accords conclus avec
PokerStars et ESPN. Il espère tirer de cette enchère un revenu compris
entre 100.000 $ et 300.000 $. Les offres sont valables jusqu'au 18
octobre...

eBay: Ylon Schwartz aux World Series of Poker sur ESPN TV

Le problème du sponsoring

 

Avec la médiatisation à outrance du poker, le sponsoring est désormais
devenu un problème central dans le monde du poker. En effet, un joueur
de tournoi qui décide de suivre la majorité du circuit international
dépense entre 400.000 et 700.000 $ par an en buy-in, sans compter les
déplacements et l'hébergement souvent très coûteux (on voit rarement
les pros du poker dans des hôtels à moins de 4 étoiles...). Bref, ce
rythme de vie a un prix que seul (ou presque) le sponsoring peut
permettre d'assumer. Sans sponsors, avec la variance induite par les
très gros tournois, un joueur de tournoi aura du mal à tirer son
épingle du jeu, surtout s'il ne se finance pas en parallèle par le
cash-game. C'est à se demander, au vu de la multiplication des "petits"
contrats de sponsoring de plus en plus fréquents par des sites de moins
en moins select, si l'avenir du poker de tournoi ne passe pas
obligatoirement par l'intégration à une "team"...