Mis à jour le 02 Mar 26 par

Jeu en ligne : moins de risque d'addiction

D'après une étude de la Harvard Medical School, les joueurs de poker en ligne ont moins de risque de développer une addiction aux jeux. Au contraire, ils développent une meilleure gestion des risques.

ChipsLes joueurs et parieurs ont souvent eu une réputation dans notre société allant de vraies épaves sociales à des icônes symbolisant la chance et la réussite.

Une récente étude menée par la Harvard Medical School indique que les joueurs sur Internet ne présentent pas les mêmes tendances que les joueurs compulsifs. La Division des Addictions d'Harvard présente en effet des chiffres et des données montrant que l'augmentation du jeu en ligne n'a entraîné aucune augmentation du nombre de joueurs compulsifs.

Avec une grande variété des sites de jeux en ligne et une politique incertaine concernant la légalité du jeu aux Etats-Unis, cette étude apporte de l'eau au moulin des partisans du poker.

Mieux encore ! Au lieu de jouer la maison et leurs biens personnels, les joueurs en ligne semblent même mieux réguler leur comportement en matière de jeu. L'étude montre en effet que les joueurs sur Internet adoptent plus facilement une approche gestionnaire des risques alors que les joueurs compulsifs présentent un comportement totalement opposé, capables de jouer sanc aucune limite de pertes ou de gains.

LES JOUEURS EN LIGNE TIENNENT COMPTE DES RISQUES  
ChipsDébut 2005, près de 3.500 joueurs de poker sélectionnés chez bwin ont été observés pendant deux ans concernant leurs habitudes de dépôts/dépenses par session. A la fin de ces deux années d'études, aucune corrélation entre la disponibilité du jeu en ligne et l'addiction au jeu n'a pu être établie.

Le professeur en psychologie de la Harvard Medical School Howard Schaffer déclarait lors de son interview : "La toute première chose que nous avons apprise et à laquelle nous ne nous attendions pas, était qu'une grande majorité, une incroyable majorité même, de joueurs en ligne jouait de manière très modérée et légère."

D'après cette étude, 95% des joueurs de poker jouent deux sessions par semaine pour un buy-in moyen de 15,65$. Les 5% restants des joueurs analysés ont joué 10 sessions par semaine pour un buy-in moyen de 116,13$.

Bien que le nombre réel de joueurs en ligne est difficilement quantifiable et sujet à de nombreuses contestations, l'étude a pu démontrer que le taux de joueurs compulsifs n'a presque pas changé depuis 1970, à savoir environ 0,6% de la population américaine.

Andrew Woods, le directeur de la "Harvard Law School's Global Poker Strategic Thinking Society", déclare ne pas être surpris, soutenant que le poker fait davantage appel à une approche de la gestion des risques que n'importe quelle autre forme de jeu et pari. Woods poursuit en donnant la comparaison des autres jeux de casino tel que le blackjack où l'avantage est en faveur de la banque et donc du casino. Avec de tels jeux, l'avantage de la maison est tel qu'il est difficile pour les joueurs d'espérer un profit sur le long terme.

Vu que le poker n'est pas sujet à un quelconque avantage pour "la maison" et que seuls le rake et d'éventuels frais existent, les joueurs de poker semblent restreindre leurs mises et effectuer de meilleures décisions basées sur le long terme.