Interview exclusive de David Benyamine
Après s'être entretenu avec Jean Paul Pasqualini, c'était ensuite au tour du plus américain des joueurs français de se confier à nous.
Au moment de s'asseoir à sa table, Mike Matusow crie "Hey, Benyamine !" pour le saluer alors qu'ils ne s'étaient pas encore vus. Après un sourire rendu à son partenaire de la Team Full Tilt, David est prêt à répondre à nos questions.

Quel est votre tournoi français préféré ?
Je participe malheureusement à très peu de tournois en France, le dernier en date étant le PPT de Cannes. Je répondrais peut-être le WPT Grand Prix de Paris, puisque je l'ai gagné ! [rires]
Quel est votre joueur préféré ?
On me pose souvent cette question et je ne sais jamais qui répondre. Je dirais que mon joueur préféré est celui qui mène aussi bien sa carrière de joueur que sa vie en dehors des tables.
Avec quel joueur vous ne partiriez pas en vacances ?
J'opterais pour Erick Lindgren parce qu'il m'a piqué ma copine [Erica Shoenberg] ! Mais comme nous jouons au poker mais aussi au golf ensemble... ça va ! [rires]
Jouez-vous encore au tennis ?
De temps en temps. Une partie contre Pete Sampras est même déjà programmée.
Etes-vous plutôt heads-up, short-handed ou full-ring ?
L'une de mes qualités est de savoir bien rentabiliser une main. Un bet payé une seule fois rapportant beaucoup moins qu'un bet payé huit fois, je préfère donc le full-ring.
Etes-vous plutôt live ou online ?
Ca dépend des moment. Lorsque je suis tranquillement chez moi, j'aime bien jouer sur mon ordinateur, devant la télé. De même, si j'entends parler d'une belle partie en ville, j'y vais avec plaisir.
Comment expliquez-vous la régularité de champions comme Erik Seidel, Daniel Negreau et vous même face à aux sharks online ?
C'est un phénomène que je n'arrive pas à expliquer. Certainement une histoire de rush ! Il est difficile de comparer ces deux domaines car le jeu online est plus rapide et on y joue plusieurs parties à la fois. Un an de poker online correspond peut-être à plusieurs vies de carrière live. Les grands highstakers online ont encore trop peu de volume en live pour pouvoir en dégager une théorie. Mais il est certain que le rush d'Erick Seidel est impressionnant.
Quelles sont vos intentions pour les WSOP ?
Je ne sais pas encore. Le problème est que chaque année, je suis partagé entre le cash-game et les WSOP. En 2008, je ne m'étais concentré uniquement sur les WSOP et j'avais atteint 4 tables finale et remporté un bracelet. Il faut donc être à 100% si l'on veut réussir quelque chose. Si je sens que les parties de cash-game ne seront pas assez intéressantes cette année, je me concentrerai alors exclusivement sur les WSOP.
Est-ce que vous préférez remporter un bracelet dans un 1000$ ou faire une table finale d'un 25.000$ ? [rires]. Le résultat qui rapporte le plus ! Si n'importe quelle place dans un event cher me fait gagner, ne serait-ce que 50.000$ de plus que le bracelet d'un "petit" event, il n'y aura pas photo, ce sera l'argent sans le titre !