Mis à jour le 02 Mar 26 par

La Bobby's Room durant les WSOP

Lorsque les pros de poker se cherchent une partie cash game highstakes à Vegas, ils finissent par se rendre dans la Bobby's Room du Bellagio. C'est surtout durant les WSOP que cette room connaît une action époustouflante.

Bobby's

WSOP 2009

Lorsque l'on s'intéresse aux highstakes en poker live, un nom revient
inlassablement : Bobby's Room. Également connue sous le nom de "Big
Game", cette cardroom est le théâtre des parties de cashgame les plus
coûteuses du monde, que fréquentent régulièrement d'illustres joueurs
tels que Doyle Brunson, Barry
Greenstein, Sam Farha, Jennifer Harman ou encore Phil Ivey.

C'est surtout durant les World Series Of Poker que cette salle de poker
est pleine à craquer. Et, depuis que les blinds ont été divisés par
deux en avril, les ramenant à $1.000/$2.000, en raison de la
situation économique morose, les parties sont plus populaires que
jamais. C'est ce que nous révèle Doyle Brunson sur son blog.
 
Doyle Brunson"En
fait, je n'avais plus vu de telles parties depuis des années. Il y a
des millions de dollars en jeux tous les soirs aux deux tables de la
Bobby's Room. Les "high action games" ont même été en partie déplacés
dans la salle de poker principale, car il y en a trop. J'ai vu deux
4-8k mixed game, un 3-6k mixed game, un 2-4k mixed et un 2-4k blind pot
limit Omaha en même temps ! Il y a de nombreux Européens qui jouent
contre des joueurs locaux, et les sommes perdues et gagnées sont
vertigineuses."
 
Dans ce va-et-vient constant d'argent, difficile de dire qui perd et
qui gagne, dans la mesure où l'action prend le dessus, comme
le confirme Doyle dans la suite de son article.

"Un homme d'affaire français semble être le grand gagnant, mais il est
difficile de distinguer les gagnants des perdants. Pour ma part, je
suis légèrement up, mais j'ai joué trois pots avec un million de
dollars au milieu."

Il y a donc encore quelques petites fortunes qui vont changer de mains
au cours des jours à venir, avant que la plus exclusive des cardrooms
ne retourne à un quotidien moins fastueux.

Bobby's
room 

En soi, que les casinos proposent une partie séparée à leurs
highrollers n'a rien de nouveau, et pourtant, la Bobby's room du
Bellagio bénéficie d'un statut particulier. Avec son design exclusif et
des parties aux plus hautes limites, la room, ouverte en 2005, attire
les meilleurs et les plus célèbres joueurs de poker au monde.

Aperçu de la Bobby's RoomElle
porte le nom de Bobby Baldwin, qui a remporté le Main Event du WSOP en
1978, et qui a réussi la prouesse de grimper les échelons du Golden
Nugget, passant de simple conseiller à président du prestigieux casino.
Plus tard, Bobby a dirigé le Bellagio est préside actuellement
l'entreprise Mirage Resorts. Il a par ailleurs rédigé de nombreuses
colonnes, et réussi à glisser un paragraphe dans le
célébrissime Doyle Brunsons Super System.

Au début de l'année, un débat a éclaté concernant les buys-ins et les
blinds du Big Game, en raison de la crise économique, qui a éloigné bon
nombre de joueurs du Bellagio.

La prestigieuse cardroom n'a pas été épargnée, et c'est finalement
Doyle Brunson qui a dû monter au créneau, réclamant de par son blog, de
plus petites limites pour la Bobby's room.

Par conséquent, le buy-in minimum est passé de 80.000 $ à
20.000 $ et les blinds ont été réduits de moitié, à $1.000/$2.000. Et
la mesure a porté ses fruits, puisque les tables du big game se sont à
nouveau remplies. Des limites plus élevées sont d'ailleurs toujours
possibles, pour peu que les joueurs soient intéressés.