Prêts au poker : la réponse de Doyle Brunson à Phil Galfond
Au sein de la jeune génération de joueurs, Phil Galfond est sûrement l'un des plus actifs et représente souvent l'un des avis les plus sages et les plus pondérés.
Brunson s'exprime sur les prêts entre joueurs
Via son blog hébergé sur BlueSquare, Phil Galfond fait preuve d'une analyse teintée de recul et d'esprit critique. Evoquant récemment le problème des prêts entre joueurs au poker, il a notamment fait réagir de nombreux membres éminents de la communauté poker.
Doyle Brunson y est allé de son commentaire il y a quelques jours sur son propre blog, alimenté de manière quasi hebdommadaire. Il rappelle un épisode de la grande époque des "rounders", celle où les joueurs de poker et autres gamblers faisaient le tour des Etats-Unis pour y plumer les pigeons les plus juteux...
Pour Brunson, la question que doit se poser tout prêteur est la suivante : "que vont-ils faire de l'argent ? Vont-ils l'utiliser de manière responsable ? Vont-ils le brûler en jeu de casino ? Pourquoi demandent-ils de l'argent ?". "Si ce n'est pas un de vos amis proches, cela signifie qu'ils ont déjà pris de l'argent à leurs amis, et qu'ils sont désespérés... Par contre, si c'est un ami proche qui traverse une mauvaise passe, il est difficile de refuser. Par contre, préparez-vous à ne jamais être remboursé, et si vous êtes vous-même dans une situation difficile, mieux vaut ne pas vous engager."
Pour finir, Doyle conclut par une anecdote tirée d'un de ses vieux amis désormais disparu, son ancien associé Johnny Moss : "un joueur demande un jour à Johnny un prêt. Moss lui demande comment il s'est ruiné, et le type lui raconte une série de bad beats. Moss s'excuse mais il n'a pas d'argent sous la main à lui prêter. Quelques minutes plus tard, un autre type désespéré vient le voir et lui demande 5.000$. Il dit à Moss qu'il a tenté un bluff, et qu'il a malheureusement été payé, de toute sa bankroll. Moss met la main à la poche et lui tend la somme demandée. Pourquoi ? Je vous laisse trouver tout seul..."