Ryan Riess, November Nine, admet n'avoir aucun respect pour l'argent
Dans une récente interview, Ryan Riess, le plus jeune November Nine cette année, a admis n'avoir aucun respect pour l'argent. Un avantage pour lui, ou un danger ?
La question que je pose dans l'introduction de cet article peut vous surprendre. Elle s'explique, pourtant, simplement. On a l'habitude de dire qu'un joueur est meilleur lorsqu'il n'est pas Scared Money, lorsqu'il n'a pas peur de perdre de l'argent, parfois même beaucoup d'argent. Si un joueur n'a pas la pression de l'argent, alors il joue, théoriquement, d'une manière plus libérée.
Mais d'un autre côté, ce relâchement peut mener un joueur à faire n'importe quoi et à dépenser son argent d'une manière inappropriée. Il s'agit donc d'une caractéristique à double tranchant. Voilà pourquoi je pose cette question en introduction.
« Je pense vraiment être le meilleur joueur à la table. »

Ryan démarrera la table finale du Main Event des World Series Of Poker 2013 avec le cinquième plus gros tapis. Pour l'instant, le jeune homme du Michigan n'est pas nerveux. L'argent ne l'impressionne pas, les autres joueurs ne l'impressionnent pas non plus... Bref ! Il ne semble avoir peur de rien ni de personne.
Probablement une bonne chose dans cette configuration. Cependant, Ryan ne semble pas non plus être une tête brûlée ou un kamikaze à la table. Le jeune homme raconte qu'au cours du tournoi, il n'a pas beaucoup bluffé. Il a fait preuve de beaucoup de patience. Il n'a pas joué d'une manière très élaborée. Il poursuit :
« Tout au long d'un tournoi, il y a de nombreux spots que les gens qualifient de bons, mais au Main Event, vous pouvez attendre les superbes spots au lieu de jouer juste les bons. J'ai juste attendu ces opportunités. J'ai uniquement été à tapis en risquant mon tournoi à quatre reprises pendant le Main Event. »
Cette confiance est-elle de l'intox ? Quoi qu'il en soit, le fait de ne pas avoir de respect pour l'argent a probablement dû être un facteur (pas le plus gros mais certainement pas le plus petit non plus) qui l'a mené jusqu'en table finale du tournoi le plus important du monde.
« Je balance mon argent comme s'il poussait sur un arbre dans mon jardin. »

Au cours de ses études, Ryan a constamment été broke car il faisait la fête tous les jours. Il ne se souciait pas de l'argent. Il s'explique :
« Je voulais juste m'amuser et vivre la vie. Je ne m'inquiétais pas trop pour l'argent, mais j'ai également eu quelques downswings sur le terrain, en jouant à la roulette, au blackjack, au baccarat et à tous ces jeux horribles. Une fois que vous vous asseyez à une table de roulette et que vous perdez 30.000$ en une journée, votre respect pour l'argent en prend un peu un coup. J'essaye de regagner ce respect, mais c'est dur. »
Même s'il dit avoir arrêté de jouer à ces « jeux horribles » il y a un petit moment, il n'est pas sûr qu'avec, au minimum, 733.224$ il ne retouche pas à ses anciens démons : la fête et les jeux.
Ryan dit avoir retenu la leçon, notamment lorsqu'en février dernier il a perdu 50.000$ en jouant à ces « jeux stupides ». Et à l'époque, il l'admet, cette somme représentait une grosse part de sa bankroll. Mais cette fois il fera attention. Il ne jouera pas de tournois à 100.000$. Juste des 10.000$ et quelques 25.000$ par-ci, par-là.
Alors ? Ryan Riess... Futur ex November Nine broke ou futur talent du circuit international ? Quel est votre avis ? Et surtout, jusqu'à quel point peut-on être Scared Money ? Parfois ça passe, parfois ça casse, l'important, je pense, est de savoir gérer cette caractéristique. La gestion est primordiale. Nous verrons si Ryan, du haut de ses 23 ans, saura gérer son futur gain...