1.
La réglementation française, conformément aux normes internationales, émise par l’Organisation Mondiale de la Santé et l’ONU a classifié les produits dangereux dans le code de la santé publique en 4 catégories :
- les substances stupéfiantes (ex. héroïne, cocaïne, ecstasy, cannabis, etc.)
- les substances psychotropes (anti-dépresseurs, tranquilisants, hypnotiques, etc.)
- certains autres médicaments
- les substances dangereuses (éther, acide, etc.)
La production, la distribution et l’usage de ces substances sont soit sévèrement réglementés, soit pour certains comme les stupéfiants totalement interdits, à l’exception de l’usage médical.
L’alcool et le tabac n’entrent pas dans cette classification : ils sont soumis à une réglementation particulière concernant notamment la distribution (vente aux mineurs, etc.), la publicité, les lieux de consommation et la conduite automobile.
La loi est une règle de conduite en société, votée par les représentants du peuple et qui s’impose à tous.
Protégeant l’individu et la société, elle se situe au carrefour de l’intérêt général et de la liberté individuelle. Elle délimite nos droits mais aussi nos devoirs. Elle peut ainsi interdire voire sanctionner certains actes dangereux ou préjudiciables à soi-même ou à la collectivité.
Appliquant ces principes, la loi sur les stupéfiants, en accord avec les conventions internationales ratifiées par la France, prend en compte les objectifs de santé publique et repose sur trois grands axes : interdiction de l’usage ; alternative de soins à la sanction de l’usage ; répression du trafic et des profits à tous les niveaux. Les sanctions encourues sont proportionnelles à la gravité de l'infraction commise.
Des propositions sont actuellement en cours pour modifier la loi du 31 décembre 1970, qui a fixé les bases de la législation sur l'usage des produits stupéfiants en France.
L’usage de produits stupéfiants est interdit par l’article l 3421-1 du Code de la santé publique qui prévoit des peines maximales d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, qui a modifié certains articles du Code de la santé publique, les personnes ayant commis ce délit encourent également une peine complémentaire: elles doivent effectuer un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiants.
Comme pour toutes les sanctions pénales, il s’agit de peines maximales et, dans la pratique, les magistrats conservent une grande marge d’appréciation. L’emprisonnement reste très exceptionnel.
En cas d’interpellation, le consommateur peut ainsi éviter la sanction pénale en acceptant une aide médicale, psychologique et sociale.
La justice dispose de larges possibilités d’alternatives aux poursuites ou à la sanction : classement avec avertissement, classement avec orientation vers le secteur sanitaire et social (médecins, psychologues, assistantes sociales, associations, etc.), injonction thérapeutique (obligation de se soigner).
Le procureur de la République peut appliquer, avec l’accord de la personne interpellée, la procédure de « composition pénale » qui évite le jugement : travail d’intérêt général, versement d’une amende, remise du permis de conduire, etc.
Par ailleurs, tout consommateur peut, par lui-même, demander une assistance médicale (entretien, consultation, hospitalisation, etc.) qui sera anonyme et gratuite.
Pour lutter contre le sida, les hépatites et d’autres maladies, des programmes d’échanges de seringues, des traitements de substitution (Subutex, Méthadone) et des structures d’accueil ont été mises en place.
La provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, par la publicité ou l’incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants, (quel que soit le support choisi : vêtements, bijoux, livres, etc.) est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, même si l’incitation est restée sans effet (article L3421-4 du Code de la santé publique). Les peines sont aggravées lorsque les mineurs sont visés (sept ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende). La provocation de mineurs de moins de 15 ans au trafic de stupéfiants est sanctionnée par une peine de dix ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.
L’un des objectifs de cette loi n’est pas d’éluder le débat sur la drogue, mais d’éviter le développement d’un « marketing » de promotion des produits stupéfiants.
La détention de stupéfiants est punie de dix ans d’emprisonnement et de 7 500 000 euros d’amende (article 222-37 du Code pénal). Par ailleurs, le fait de faciliter l'usage illicite de stupéfiants est puni des mêmes peines.
En pratique, les tribunaux tiennent compte de la quantité détenue et des circonstances de la détention (détenir une très petite quantité pour l’usage personnel est généralement assimilé à l’usage simple).
Le vendeur ou « dealer » qui vend ou qui offre un produit stupéfiant à une personne pour sa consommation personnelle (même en petite quantité et même à titre gratuit) encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
La peine d'emprisonnement est doublée lorsque des stupéfiants sont vendus ou donnés à des mineurs ou dans l’enceinte des établissements d’enseignement ou d’éducation ou dans les locaux de l'administration.
Un usager qui vend ou qui « dépanne », même pour subvenir à ses propres besoins en drogue, peut être sanctionné comme dealer.
La loi punit comme complice du vendeur, le « guetteur », « le rabatteur » ou « l’intermédiaire » (ou tout autre forme de complicité) même s’il ne bénéficie d’aucune contrepartie en argent ou en nature.
Le trafic de stupéfiants d’une plus grande envergure est passible de très lourdes peines.
La production, la fabrication, l’importation, le transport, la vente, etc. de produits stupéfiants exposent leur auteur à des peines pouvant aller jusqu’à dix ou vingt ans de prison, selon le cas, et jusqu'à 7 500 000 euros d’amende:
- Dix ans de réclusion criminelle et 7 500 000 euros d'amende: transport, offre, cession, acquisition, importation ou exportation, facilitation de l'usage et emploi illicites de stupéfiants. Si ces faits sont commis en bande organisée, les peines sont de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d'amende.
- Vingt ans de réclusion criminelle et 7 500 000 euros d'amende: production ou fabrication illicite de stupéfiants
Le blanchiment de l’argent du trafic de stupéfiants en capitaux d’apparence légale, fait en connaissance de cause, est puni de dix ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende. La sanction peut aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité en cas de blanchiment d'argent lors de la direction ou de l'organisation d'un groupement ayant pour objet la production, la fabrication...de stupéfiants.
Celui qui s’enrichit illégalement grâce au trafic et ne peut justifier de ressources correspondant à son train de vie (voitures, voyages, sorties, etc.) et qui, sans trafiquer lui-même, est en relation habituelle avec un trafiquant ou des usagers de produits stupéfiants, risque une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende, sauf à justifier de la légalité de ses ressources (article 222-39-1 visant le « proxénétisme de la drogue »).
La loi punit aussi les professionnels qui facilitent ou tolèrent un usage ou un trafic de stupéfiants.
Par exemple: les médecins ou les pharmaciens qui prescrivent ou délivrent ces produits sans respecter les règles légales (ceux qui obtiennent des stupéfiants avec des fausses ordonnances sont également punissables) ; les responsables de bar ou de discothèques qui laissent se commettre des infractions à la législation sur les stupéfiants (trafic ou consommation) dans leurs établissements.
Toutes ces peines peuvent être assorties de confiscation mobilière ou immobilière, de l’interdiction de séjour, de l’interdiction du territoire pour les étrangers ainsi que d’autres interdictions administratives (gérer un débit de boissons, détenir une arme, etc.).
Pour l’usage de stupéfiants, la garde à vue est de 24 heures et peut être prolongée également de 24 heures avec l’autorisation du procureur de la république. Pour le trafic, la garde à vue peut durer 4 jours sur autorisation des magistrats. Dans les deux cas, l’examen médical est obligatoire ainsi que l’intervention d’un avocat.
Les tableaux ci-dessous récapitulent les principales sanctions en fonction du type d'infraction commis (délits ou crimes).
- LES DELITS:
INFRACTION
SANCTION ENCOURUE
ARTICLE/ TEXTE LEGISLATIF
Usage de produits stupéfiants
- Peine maximale: Un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende
- Peine complémentaire: stage de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiant - Article L.3421-1 du Code de la santé publique
- Loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance (sur la peine complémentaire)
Provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, par la publicité ou l’incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants; alors même que l'incitation est restée sans effet
5 ans d’emprisonnement et
75 000 euros d’amende
Article L3421-4 du Code de la santé publique
- Provocation d'un mineur à l'usage de stupéfiants
- circonstance aggravante: provocation d'un mineur de moins de 15 ans ou faits commis dans un établissement scolaire ou aux abords
- 5 ans d'emprisonnement et
100 000 euros d'amende
- 7 ans d'emprisonnement et
150 000 euros d'amende
- Article 227-18, alinéa 1 du Code pénal
- Article 227-18, alinéa 2 du Code pénal
- Provocation d'un mineur au trafic de stupéfiants (transport, offre et cession)
- circonstance aggravante: provocation d'un mineur de moins de 15 ans ou faits commis dans un établissement scolaire ou aux abords
- 7 ans d'emprisonnement et
150 000 euros d'amende
- 10 ans d'emprisonnement et
300 000 euros d'amende
- Article 227-18-1 alinéa 1 du Code pénal
- Article 227-18-1 alinéa 2 du Code pénal
- Détention, transport, offre, cession, acquisition, emploi illicites de stupéfiants;
- Facilitation de l'usage;
- Importation ou exportation illicites
10 ans d’emprisonnement et
7 500 000 euros d’amende
- Article 222-37 alinéa 1 du Code pénal
- Article 222-37 alinéa 2 du Code pénal
- Article 222-36 alinéa 1 du Code pénal
- LES CRIMES:
INFRACTION SANCTION ENCOURUE ARTICLE/TEXTE LEGISLATIF
- Production ou fabrication illicites de stupéfiants
- Faits commis en bande organisée
- 20 ans de réclusion criminelle et 7 500 000 euros d'amende
- Peine de réclusion portée à 30 ans
- Article 222-35 alinéa 1 du Code pénal
- Article 222-35 alinéa 2
Importation ou exportation illicites de stupéfiants en bande organisée 30 ans de réclusion criminelle et 7 500 000 euros d'amende Article 222-36 alinéa 2 du Code pénal
Direction ou organisation d'un groupement ayant pour objet la production, la fabrication, l'importation, l'exportation, le transport, la détention, l'offre, la cession, l'acquisition ou l'emploi illicites de stupéfiants Réclusion criminelle à perpétuité et 7 500 000 euros d'amende Article 222-34 du Code pénal
Blanchiment de l'argent lors de la direction ou de l'organisation d'un groupement ayant pour objet la production, la fabrication, l'importation, (...) de stupéfiants
De 20 ans de réclusion à la réclusion criminelle à perpétuité et
7 500 000 euros d'amende
Article 222-38 alinéa 2 du Code pénal
En France, comme dans la plupart des pays, la vente et la consommation d’alcool et de tabac (dont les mécanismes sur l’organisme peuvent être apparentés aux drogues) ne sont pas interdites mais réglementées (notamment alcool au volant, tabac dans les lieux publics, interdiction de délivrance aux mineurs, etc.).
S’agissant de produits devenus culturels dans notre société, une interdiction pure et simple serait inopérante (échec de la prohibition aux Etats-Unis) alors qu’une telle interdiction contribue à ne pas cautionner et banaliser l’usage de produits stupéfiants.
La loi dans les autres pays européens
La quasi-totalité des pays interdisent la consommation des stupéfiants, soit directement comme la France, soit au travers de la « détention en vue de l’usage ». Les sanctions sont diverses selon les états: depuis l’amende administrative jusqu’à l’emprisonnement, en passant par l’obligation conditionnelle de soins. Les Pays-Bas tolèrent la consommation et la possession de petites quantités de cannabis pour les majeurs ainsi que la vente dans certains lieux réglementés (le nombre des coffee-shops a été considérablement réduit ces dernières années).
Les choix propres à chaque pays sont liés à leur culture, à leur dispositif juridique, à leur capacité judiciaire ou de contrôle sanitaire et social, etc. C’est pourquoi, les options choisies ne sont pas toujours transposables d’un état à l’autre.
Et pourquoi ne pas autoriser les autres drogues ? Eh bien parce qu’il faut les importer, madame ! L’opium et la cocaïne sont surtout produits dans les pays tropicaux, comme d’ailleurs le chanvre indien, même si certains jardiniers amateurs ont réussi de ci de là de belles plantations
2. Parce que l’interdiction des drogues n’empêche en rien sa consommation.
La prohibition des années 20 aux USA aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : on aura beau interdire la consommation d’un produit, il sera toujours aussi attirant, sinon plus. Car c’est bien connu : l’interdit excite les convoitises. Alors, quand on n’a jamais goûté, on cherche à tout prix à « savoir ce que ça fait » et c’est là qu’on essaie et qu’on se retrouve piégé. Ainsi, malgré la débauche de visibilité pour le sexe, est-ce que l’âge moyen du premier rapport sexuel a baissé en France ? Non, ou si peu : la « libéralisation du sexe » n’a pas causé une augmentation de l’activité sexuelle des adolescents.
Alors que si maintenant je veux me mettre à consommer un produit interdit, je me donne, allez, une journée pour savoir où et comment me procurer de la dope. C’est sûr, j’en paierais le prix ! Mais je l’aurais…
Mettre en relation les stupéfiants et l'âge légal d'un rapport sexuel est complètement absurde.
3. Parce que c’est ruineux pour les finances publiques.
Imaginez les milliards dépensés pour la lutte contre la drogue. Un vrai gouffre financier. Pour quels résultats ? Une consommation en hausse, des pays producteurs qui produisent toujours plus… Alors que si on légalisait le trafic, l’Etat récupèrerait des taxes non négligeables (comme sur le tabac et l’alcool).
Pour le consommateur de drogue l’opération serait blanche (sans mauvais jeu de mot) car la légalisation ferait s’effondrer les prix. Car on paie aussi la clandestinité et la protection des réseaux. On arrêterait donc de dépenser des milliards en pure perte et en plus on (l’Etat) se remplirait les poches.
Il y a déjà assez de saloperie en vente libre pour en légaliser d'autres.
4. Parce que le véritable danger est lié au trafic et non pas à la consommation.
Les drogues sont-elles dangereuses ? Certainement, car on parle toujours d’overdoses.
Mais bon soyons réalistes, on meurt plus dans notre pays de sédentarité (vive le vélo à la place de la voiture pour les trajets urbains en autosolisme), d’alcoolisme, ou du tabac, ou encore d’accidents domestiques.
Le plus dangereux, dans l’histoire, c’est la rivalités de réseaux de distribution et la guerre contre la drogue. Avec armes lourdes s’il vous plaît.
Quand la bande A dispute un territoire à la bande B et qu’elle gagne la « bataille », elle fait main basse sur un quartier, et s’y incruste si bien que même un Sarkarcher ne peut les déloger.
A-t-on vu des buralistes se battre à coup de kalachnikov pour se faire un territoire de chalandise ? Ou bien deux pharmaciens ? Ou bien deux vendeurs de vin ? Perso, je vais chez l’un ou l’autre buraliste sans problème. J’y entre au vu et au su de tous, et j’en sors sans être inquiété.
Et le phénomène récent des « go-fast », c’est pas dangereux, çà ?
Légalisons la drogue et on fait tomber d’un coup la source de financement principale de la grande criminalité. Faisons des dealers des gens honnêtes et imposables, ce sera toujours ça de gagné dans la lutte contre l’économie souterraine. Rassurez vous, les revenus qu’on trouve horripilants de ces caïds seraient vite lissés : un prix en baisse, des taxes sur le produit de la vente, mais également des dépenses en moins pour ces amoureux de grosses bagnoles : moins d’armes à feu, de munitions. Ca compte dans les faux frais. Bref, gagnant gagnant !
5. Parce qu’il y a des trafics bien plus dangereux
Si je veux me droguer, je peux le faire. C’est mon choix (c’est un peu plus compliqué que ça mais voilà l’idée générale). Si maintenant on légalise la drogue, alors le dealer du coin deviendrait un commerçant comme un autre. Il vend de la marchandise et fait un bénef. Je ne vois pas un criminel en la personne de mon buraliste !
Par contre, s’il y a un truc que je ne supporte pas, c’est le trafic d’êtres humains. Oui, vous savez, toutes ces filles qu’on emmène des 4 coins du monde sur les trottoirs de nos villes, vous croyez qu’elles ont choisi cette vie d’enfer ? Viols (de la part d’un client ou du réseau) , violences, esclavage… Je trouve cela plus sordide que la drogue !
Et drogue.
6. Parce que les policiers ont autre chose à faire
Veiller à la sécurité de leurs concitoyens, lutter contre les trafics d’êtres humains : une tâche plus facile si les armes et les crimes liés à la drogue disparaissent faute de marché !
Revenons sur les moyens déployés et si peu efficaces contre la drogue : chiens dressés (que l’on pourrait employer contre les terroristes, qui du coup perdraient les revenus d’un trafic devenu légal et encadré), hélicoptères (qui coûtent horriblement chers et pourraient être utilisés par les services de secours ou contre la délinquance routière), équipe d’enquêtes touffues.
N’y a-t-il pas plus décourageant pour un policier que de faire une saisie record et de se dire que, de toute manière, ce n’est là qu’un faible pourcentage de ce qui passe tous les jours ? Que lorsqu’un réseau tombe, un autre prend presqu’aussitôt sa place, etc.
Un chien dressé contre la drogue ne l'ai pas contre de l'armement et nullement contre un terroriste. D'ailleurs,je serais curieux de savoir comment un chien peut identifié un terroriste, mis à part si il a sur lui une certaine catégorie d'explosif. Et encore dans ce cas, le chien doit avoir la truffe collé à lui. Pour le reste, je vais m'abstenir tellement c'est sans fondement.
7. Parce que la santé publique y gagnerait
Etre cynique, c’est dire que si un drogué souffre de sa condition, c’est de sa faute.
Ce n’est pas vraiment vouloir l’aider à s’en sortir !
Mais revenons un peu à la situation d’un fumeur : ce comportement est tellement visible dans notre pays qu’il ne viendra à personne l’idée de mettre un fumeur au ban de la société (bon, on me dira on les mets déjà au ban des espaces publics). Mais un fumeur qui veut s’en sortir peut trouver du conseil. Plus difficile pour un drogué qui sait déjà qu’il faut un acte répréhensible.
Et reprenons tout l’argent économisé sur la lutte contre la drogue pour faire une véritable politique de prévention !
Je te cite a nouveau l'extrait sur la législation des stupéfiants.
En cas d’interpellation, le consommateur peut ainsi éviter la sanction pénale en acceptant une aide médicale, psychologique et sociale.
La justice dispose de larges possibilités d’alternatives aux poursuites ou à la sanction : classement avec avertissement, classement avec orientation vers le secteur sanitaire et social (médecins, psychologues, assistantes sociales, associations, etc.), injonction thérapeutique (obligation de se soigner).
Le procureur de la République peut appliquer, avec l’accord de la personne interpellée, la procédure de « composition pénale » qui évite le jugement : travail d’intérêt général, versement d’une amende, remise du permis de conduire, etc.
Par ailleurs, tout consommateur peut, par lui-même, demander une assistance médicale (entretien, consultation, hospitalisation, etc.) qui sera anonyme et gratuite.
Pour lutter contre le sida, les hépatites et d’autres maladies, des programmes d’échanges de seringues, des traitements de substitution (Subutex, Méthadone) et des structures d’accueil ont été mises en place.
8. Parce que les sociétés des pays de production y gagneraient.
La culture de la drogue est rentable uniquement pour les bonnets de la drogue : ce sont eux qui font les marges les plus importantes. Si le prix de vente baisse, alors cela se répercute sur toute la chaine et à la base, le paysan a plus d’intérêt à cultiver des plantes vivrières, plus respectueuses de l’environnement et de la santé.
Si l’on veut réguler le marché et, à terme, le faire baisser, légalisons le.
Pour finir:
La provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, par la publicité ou l’incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants, (quel que soit le support choisi : vêtements, bijoux, livres, etc.) est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, même si l’incitation est restée sans effet (article L3421-4 du Code de la santé publique). Les peines sont aggravées lorsque les mineurs sont visés (sept ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende). La provocation de mineurs de moins de 15 ans au trafic de stupéfiants est sanctionnée par une peine de dix ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.