Preflop : Jouer QJo en position ne me semble pas un grosse erreur particulière, en sachant que je me situe tout de même derrière la range du raiseur UTG mais ce sera une main qui sera facile à jouer postflop sur de nombreux flops.
Un board plutôt dangereux qu'UTG aura touché très souvent. On bat tous le Ax (AK, AQ, AJ, A9-) sauf AT, et on est battu par JJ+. AK et JJ+ cbet 100% du temps ici car il ne veut voir ni un A ni un T (pour JJ+), UTG décide de checker ce flop, à mon sens il polarise sans le savoir sa main car soit il a un monstre (AT, KK+) soit il n'a rien (A9-, 99-), donc tu es très loin devant ou très loin derrière. A la limite il peut encore avoir AQ ou AJ qu'on bat mais ça limite grandement notre marge de manœuvre.
En étant chipleader avec seulement un M de 20, j'opterai dans ces conditions pour un pot control et je prendrai le check behind au flop. Si je mise sur ce flop ce serait à hauteur de 2/3 pot en m'attendant à deux réactions de mon adversaire, soit il fold et je le mets alors comme dit plus haut sur A9-, 99-, soit il me c/r auquel cas je le mets sur AT, KK+ et je n'ai plus qu'à lâcher ma main. S'il se contente de call je peux encore le mettre sur AQ, AJ ou encore KT mais encore une fois pour moi son check au flop induit une polarisation de sa main donc je ne m'attends pas à un c/c, mais soit à un c/f soit à un c/r.
S'il y a eu un check behind au flop, j'opte pour une ligne check/call turn toujours dans une optique de pot control car on a tout de même de la shutdown value. A la river je peux aviser sur un c/c si la turn et la river n'ont pas trop changé la structure du board, et un c/f si des tirages backdoor sont rentrer.
Une chose est sûr, je ne m'enflamme pas sur un tel spot car la moindre erreur peut coûter et il n'y a pas assez de profondeur de stack pour prendre un tel risque. Je pense qu'il est préférable de faire du pot control au maximum et aller à l’abatage pour le moins cher possible.