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Pascal444
Inscrit : 30.12.2007

Nice l'article web, good job !

Par contre, je viens de me rendre compte que j'ai pas mal de leaks encore avec le message de playboychess, je push aussi mes PP comme avec AK quand j'ai moins de 1.5 fois le pot. Bref, c'est pas le sujet du topic :P


Très bon article !

Merci à toi

Même chose que pour blackfear :P :

CONTRE DEUX ADVERSAIRES

Comme d’habitude, si on a touché, on ne peut pas se coucher, on fait donc un conti bet, qui souvent sera un push comme notre tapis sera en général équivalent au pot.
En revanche, si on n’a pas touché, contre deux adversaires notre FE va se réduire comme peau de chagrin, et très souvent un des adversaires aura au moins une paire. On doit donc jouer plus passivement, car notre conti bet sera trop souvent payé ou relancé par une main qui nous bat largement. Les fold deviennent souvent la meilleure option. Si il doit y avoir un conti bet, en général ce sera un push puisque notre tapis restant sera presque toujours bien inférieur à 1.5 fois le pot. Nous verrons dans quels cas ce conti bet peut être envisagé.

Out Of Position
C’est le cas le plus courant, qui revient au même que le cas où on est en position mais qu’un des adversaires fait un donk bet.
Sur ce flop contre 2 adversaires il faut coucher son AK car contre une paire on a en moyenne 4 à 5 Outs et il y aura trop souvent une paire en face. Notre FE avec 2 adversaires est trop faible pour compenser. On joue donc check /fold.

Merci !


web
web
Inscrit : 02.02.2007

bien vu c'est édité
merci à toi et à ceux qui ont eu le courage de le lire en entier :tongue:


scrooch
Inscrit : 15.11.2007

Comment gérer les upswings et les downswings ?

Tout joueur de poker devra, dans sa vie pokeristique, faire face à des upswings et des downswings. Je vais essayer dans cet article de vous aider à identifier ces moments et à les gérer au mieux. Cet article est complémentaire à l’article Downswing – Considérations psychologiques

Les Downswings

a) Qu’est ce qu’un down ?

Un down est une période prolongée où la chance vous boudera et fera tout pour « aider » vos adversaires. Vous perdrez un nombre impressionnant de coin flip. Vous perdrez également de nombreux coups où vous étiez largement favoris. Par période prolongée, j’entends plusieurs milliers de mains. En effet, sur une période plus courte, il peut juste s’agir de variance. Par exemple, vous pourrez perdre 5 fois d’affilée avec AA et ne pas être en down.

b) Ne pas confondre down et variance

Selon les tables sur lesquels il joue, un joueur devra faire face à une plus grande variance que d’autres joueurs. La variance sera en effet plus grande que vous jouiez en SH qu’en FR car en SH vous jouerez plus de mains. De même, votre style de jeu peut largement influencer votre variance de même que la limite à laquelle vous jouez.

Par exemple, la variance peut largement expliquer une perte de 10 caves en une heure pour un joueur de NL en SH et ce même si il joue un jeu parfait. Par contre pour un joueur de FL, une perte de 10 caves en une heure pour un joueur de FL en FR est sans doute due à un down ou à des erreurs dans son jeu.

c) Si vous pensez être en down

La première chose à faire est d’analyser votre jeu pour vérifier si vous êtes vraiment victime d’un down ou si vous avez juste commis des erreurs. Regardez donc les mains avec lesquels vous avez perdu vos caves. Les avez-vous réellement jouées de manière optimale ? Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à les poster sur le forum pour demander une analyse de la part des autres membres de pokerstrategy. Pour vérifier que vous êtes bien en down, vous pouvez regarder si vos courbes all-in lucks et/ou Sklansky Bucks vous sont vraiment défavorables sur une longue période.

d) Les pièges à éviter

Le premier piège à éviter est bien évidemment le tilt. Il s’agit également du piège le plus dur à éviter selon moi. Vous ne devez surtout pas devenir plus loose ou trop tight dans une période de down. Une telle réaction risquerait d’entamer encore plus votre bankroll. Personnellement, je me dis que je joue au poker pour bien jouer et pas seulement pour gagner de l’argent. Je pense qu’il s’agit d’une bonne démarche. A long terme elle permet d’être gagnant.

Le deuxième piège à éviter est de ne plus suivre un bankroll management strict. Bon nombre de joueurs refusent de descendre de limite durant un down car ils estiment qu’ils ont le niveau nécessaire pour jouer à leur limite actuelle. C’est une erreur car un down peut durer longtemps et si vous refusez de descendre de limite, vous pouvez être broke très vite. Monter de limite pour essayer de se refaire plus vite est une erreur encore plus grave. Restez donc rigoureux dans la gestion de votre bankroll.

Le troisième piège est le manque de confiance en soi. Face à un down, vous devez remettre votre jeu en question mais il ne faut pas non plus de mettre à douter de tout. Par exemple, un joueur ne relancera plus avec QQ car il a perdu les 5 dernières QQ qu’il a eues. Cet exemple est bien sûr exagéré mais je pense que beaucoup ont déjà traversé des périodes de doutes avec des grosses mains car ils ont perdu les dix dernières fois qu’ils avaient cette main. Personnellement ça m’est arrivé récemment avec AK. Dix-huit fois d’affilées, j’ai relancé et je ne touchais rien au flop. A un moment, je me suis dit que je n’allais plus relancer ce qui est ridicule et EV-. Il est très dur de lutter contre notre « expérience ». Car, même si l’on sait que mathématiquement, il faut relancer avec AK, notre « expérience » sur une certaine période nous dit le contraire. Il faut donc lutter contre notre expérience et continuer de jouer selon les mathématiques.

e) Que faire face à un down ?

Le premier conseil est de continuer à respecter sa BRM. Je dirais même qu’il faut en avoir une plus stricte afin de ne pas être broke. Durant un gros down, je vous conseillerais donc de redescendre dès que vous tombez à 25 buy-in de votre limite actuelle. Vous atténuerez ainsi l’effet du down.

Le deuxième conseil, que j’ai déjà abordé ci-dessus, est de continuer à jouer votre meilleur poker, essayez même de l’améliorer. Continuez à poster vos mains sur le forum, continuez à lire les articles, ne modifiez pas votre manière de jouer (sauf vos erreurs bien sûr),…

Si vous n’arrivez pas à suivre mes deux premiers conseils, je vous conseille alors de faire une pause pour vous videz l’esprit. Et ne revenez que lorsque vous serez à nouveau mentalement près à jouer votre meilleur poker. Cette pause peut donc durer plus ou moins longtemps suivant votre personnalité.

Les upswings

a) Qu’est ce qu’un up ?

Un up est une période prolongée où dame chance vous sourira. Vous gagnerez un nombre impressionnant de coin flip, vous gagnerez également de nombreux coup en trouvant vos outs miraculeux.

b) les pièges du up

Le premier piège est ce que j’appellerais le tilt. Lors d’un up, j’ai déjà vu de nombreuses personnes jouer trop de main en se disant que de toute façon elles allaient toucher au flop. C’est une erreur car pour moi, il faut profiter d’un up mais seulement en continuant à jouer son meilleur poker et surtout ne pas devenir loose alors qu’avant on était tight et vice-versa.

Le deuxième piège est de vouloir monter trop vite de limite. On se dit qu’on a battu la limite actuelle et qu’on peut donc monter de limite sans tenir compte de la BRM. Grosse erreur ! Même en période de chance, continuez à vous en tenir à votre BRM strict.

Le troisième piège, qui découle un peu du deuxième, est de croire qu’on pratique un jeu parfait. Donc de se prendre pour un meilleur jouer que ce que l’on est réellement. C’est dangereux car lorsque le up se terminera, on risque de perdre pas mal d’argent et ne plus arriver à se remettre en question dans le futur. En gros, il faut aussi éviter de se dire : « je suis un joueur largement gagnant, donc un très bon joueur. »

c) Que faire face à un up ?

Comme pour les downs, je vous conseillerais de ne pas changer votre manière de jouer. Continuez à poster des mains, continuez à améliorer votre jeu,… Bien sûr il est bon de profiter de votre période de chance mais ce n’est pas une raison pour modifier vos bonnes habitudes.


Vignemale
Inscrit : 05.08.2007

Salut tous,

Je voudrais vous faire part de mon retour d’expérience sur le Poker Online et vous donner quelques conseils au travers de quelques « Memos ».
Ce sont des résumés des articles de Poker Strategy qui condensent sur une feuille l’essentiel d’une variante du Holdem. A l’occasion de ce poste j’ai fait une nouvelle version de chaque « Memo » pour y inclure les derniers articles.

Memo Poker Pour les Nuls :
J’ai débuté le Poker Online en novembre 2006 après avoir découvert le Holdem No Limit à la télé et après quelques parties entre collègues.
Voici le premier Memo que j’imprime aux amis qui viennent jouer à la maison et qui ne connaissent pas le Poker. Il résume les différentes combinaisons du Holdem et initie sur les positions à la table.
ici

Memo Gestion de Bankroll :
Ensuite, j’ai lu « Poker Cadillac » et « Poker de Tournoi » de Montmirel.
Pensant maîtriser le jeu j’ai fait un premier dépôt sur Titan.
Première erreur de débutant, je n’avais aucune Gestion de Bankroll.
J’ai perdu beaucoup (500$ en 10 mois) sans trop m’en rendre compte.
Aussi, pour que vous ne fassiez pas la même erreur voici un Memo récapitulatif sur la gestion de bankroll des différentes variantes du Holdem:
ici

Memo SPT + SPT avancée :
En août 2007, je découvre Poker Strategy et la Stratégie du Petit Tapis (SPT).
C’est une tactique gagnante sur le long terme et qui permet de débloquer facilement les différents bonus proposés par les salles de Poker. C’est de loin la stratégie la plus adaptée aux débutants car le jeu post flop est simple et elle permet de se construire une bankroll sereinement.
Cette technique apprend entre autre les qualités primordiales que sont la Patience, la Sélectivité et la Discipline.
Patience, car on joue moins de 10% des mains.
Sélectivité, car on ne joue que ses meilleures mains.
Et Discipline, car on ne joue qu’en fonction de sa position et des actions des adversaires.
Voici un Memo qui résume les théories de la SPT:
ici

Memo Sit&Go:
En parallèle de la SPT j’ai continué les Sit&Go et quelques Tournois (MTT) à faible buy-in (Respect de la gestion de la bankroll ! :P ) pour garder un peu de fun.
Le but en Sit&Go ou Tournoi n’est pas d’amasser le plus de jetons possibles mais de survivre le plus longtemps avec pour pression l’augmentation des blinds.
En fonction de son « M » (rapport jetons/blinds), il faut prendre son Courage à deux mains et agir pour continuer dans le tournoi.
Il faut garder son Sang Froid, et laisser les mauvais joueurs s’entre tuer en attendant les bonnes opportunités.
Voici un Memo qui récapitule les bases du jeu en Sit and Go:
ici

Memo No Limit Big Stack:
Ayant fait fructifier ma bankroll, je pensais être prêt à jouer en Holdem No Limit Big Stack.
Cette variante peu être lucrative et passionnante, surtout en Short Handed (SH).
Par contre, il faut avoir des Nerfs Solides car les Bad Beats et les Tilts font très mal au moral et à la bankroll.
En Short Handed, une qualité primordiale est l’Agressivité. Elle permet d’isoler les mauvais joueurs et tirer profit de ses bonnes mains.
Personnellement, venant de la SPT, j’ai joué trop passivement et j’ai souvent perdu mon sang froid après des bad beats en partant en tilt. Cette variante n’est pas faite pour moi …
Voici un Memo sur le jeu en Big Stack. C’est sûrement le moins complet car je n’ai joué que très peu cette variante. J’attends les remarques des spécialistes pour l’améliorer.
ici

Memo Fixed Limit Short Handed:
Depuis un mois je suis passé au Holdem Fixed Limit après avoir participé à quelques coachings et lu tous les articles concernant cette variante.
C’est une variante très passionnante et très technique (calcul des outs et des cotes).
De plus, en Fixed Limit il y a des très mauvais joueurs. Je n’avais jamais vu ça auparavant. Le but est donc de jouer contre ces mauvais joueurs et d’éviter les confrontations avec les bons joueurs. Voici une citation qui illustre bien ce propos : « Rien ne sert d’être le dixième meilleur joueur de Poker au monde si on est assis à une table avec les neufs meilleurs … »
Mes gains se sont considérablement améliorés depuis que je sélectionne drastiquement mes tables de Fixed Limit.
Je datamine la journée et la nuit avec SpadeEye et j’ai donc une bonne base de données sur les limites auxquelles je joue.
Je n’ai aucune honte à quitter une table où il ne reste que des joueurs Tight-aggressifs (Siliciom ou OlivierLuPS sur mes limites actuelles par exemple :P ) pour chercher une meilleure table.
Voici quelques conseils sur le choix des tables :
Auparavant, je sélectionnais les tables les plus looses (VPIP élevé) et je me mettais en waiting list. J’ai remarqué qu’en arrivant à la table, d’autres bons joueurs avaient fait pareil que moi et que les fishs étaient partit.
Maintenant, je m’installe directement sur des tables incomplètes et j’attends que les fishs arrivent. Et ça marche ! En effet, les joueurs les plus looses sont impatients et s’installent souvent aux tables non pleines.
Ensuite, une bonne Observation à la table (ou de bonnes statistiques Poker Tracker :P ) permet de repérer les Fishs, Calling Stations ou autres Maniaques.
La Concentration, surtout si on joue plusieurs tables à la fois, est indispensable pour repérer les habitudes ou les faiblesses des joueurs. Tel joueur se couche sur une mise à la rivière. Un autre joue ses tirages agressivement … Il faut évidemment prendre des notes quand on repère une faiblesse ou une habitude de jeu sur un adversaire.
Après concertation avec plusieurs joueurs de Fixed Limit (merci Rafa, Axp15 et Sgosgo), voici le Memo qui résume l’indispensable de cette variante :
ici

J’espère que ces différents « Memos » vous seront utiles. J’attends vos remarques pour les améliorer (citations, ajout de règles, correction d’erreurs …).
Avec le contenu de Poker Strategy (Articles, Videos, Coaching, Analyse de mains) et ces récapitulatifs, il ne tient plus qu’à vous d’être un joueur gagnant ;)

En voici un résumé :
Memo Poker Pour les Nuls

Memo Gestion de Bankroll

Memo SPT + SPT avancée

Memo Sit&Go

Memo No Limit Big Stack

Memo Fixed Limit Short Handed

Bon jeu à tous,

Vignemale


OlivierLu
Inscrit : 17.11.2007

merci pour le compliment :D

Moi j'aime bien affronté des joueurs PS ! surtout si je sais qu'ils savent ;)


Arnfast
Inscrit : 17.08.2007

Stratégie du petit tapis LAG

1. Introduction

Cet article vous présente le jeu selon la stratégie du petit tapis LAG avant que le flop ne soit dévoilé. La différence essentielle avec la stratégie du petit tapis « classique » est le fait que l’on va jouer beaucoup plus de mains, essentiellement au bouton, au cut off ou aux blinds, et que l’on va rester beaucoup moins tight dans sa façon de jouer.
Pourquoi passer d’un jeu extrêmement tight à un jeu plutôt loose et pourquoi la SPT LAG plutôt que le big stack ?

Voici quelques raisons :

- Au plus vous monterez dans les limites, au plus les joueurs seront tight et donc, au plus ils coucheront facilement leurs mains potentielles qui n’auront pas la cote implicite pour suivre un short stack.
- Vous serez beaucoup moins souvent confronté à un jeu plus fort en face de vous, ce qui vous coûte habituellement une bonne partie de votre cave en big stack si vous n’êtes pas capable de le détecter, tandis que ça ne vous coûtera « que » 20 BB si vous n’arriver pas le détecter en SPT.
- Vous aurez un winrate beaucoup plus important qu’en big stack.
- Vos adversaires feront beaucoup plus d’erreur en vous suivant, principalement par le fait qu’ils n’auront aucune cote implicite valable pour vous suivre.

2. La Starting-Hands-Chart (SHC)

Early Middle Late Blinds
A-A K-K Q-Q A-K RAISE RAISE RAISE RAISE
J-J T-T Raise / fold Raise / fold fold early / RAISE fold early / RAISE
A-Q fold Raise / fold Raise / fold Raise / fold
9-9 2-2 fold fold Raise / fold Raise / fold
A-2+ K-2+ Q-5+ J-8+ T-9+ 2-3+ fold fold Raise / fold Raise / fold
RAISE = On raise dans tous les cas
Raise = On raise si personne n’a relancé, si on est relancé, on fold
fold = On couche sa main
fold early = On fold si quelqu’un a relancé en early avant

Il est à préciser que cette SHC n’est absolument pas optimisée. Elle est juste là pour vous donner une petite idée de ce avec quoi vous pouvez jouer. Libre à vous d’y apporter quelques modifications qui vous sembleront meilleures, vous avez désormais le niveau suffisant pour le faire.

3. La taille d'une relance et réagir lorsque l’on est relancé

La taille des relances est identique à celle de la SPT « classique ». Lorsque l’on est relancé, il suffit de faire ce qui est inscrit dans la SHC : terminer dès que possible all-in avec les mains inscrites RAISE, folder les autres sauf si vous avez des reads particulier ou des stats indiquant que votre mains peut être gagnante contre ce genre d’adversaire.

4. Le jeu après le flop

Une autre différence essentielle avec la SPT « classique » sera votre façon de jouer post flop. Ici, plus question de ne jouer qu’au minimum top paire top kicker, vous allez jouer tout (ou presque) ce qui a un potentiel de gain au showdown, à condition bien sûr que vos reads / notes / statistiques vous laisse penser que vous avez une chance (il est absurde de jouer une main dont on sait par avance qu’elle nous fera perdre).

Prenons un exemple issu du forum d’analyse francophone :

- Vous êtes au BB avec Q-Jo et vous relancez. Deux personnes call. Vous vous retrouvez sur le flop suivant : J-T-9 bicolore. Les deux personnes avant vous terminent all-in et vous avez une cote de 3:1, que faire ? Question à première vue difficile, mais à laquelle des joueurs TAG vous répondrons quasiment tous sans hésiter qu’il y a beaucoup trop de chose qui vous battent et qu’il faut fold sans hésiter. Un joueur LAG vous répondra, quand à lui, comme un breton : « Ptet qu’il faut ben call, ptet ben qu’il faut pas ». Pourquoi cette hésitation ? Un joueur LAG qui sait maîtriser un tant soit peu correctement son jeu, était à coup sûr un joueur TAG et reste sans doute persuader que les joueurs TAG ont en grande partie raison, mais pas totalement. Bien sûr, vous êtes battu par énormément de mains, mais vous en dominez également beaucoup, sans compter le fait que vous avez un tirage quinte bilatéral au cas où vous ne dominez pas à ce moment là de la partie. Pour une cote de 3:1, il est largement profitable à long terme de payer.

Un exemple unique n’a pas forcément de sens, il était juste là dans le but de vous montrer qu’il ne faut pas hésiter à mettre son stack au milieu, peu importe la limite. L’auteur de cet article vous recommande de jouer de la manière suivante au flop : Si vous avez top paire, dans un pot que VOUS avez relance pré-flop, vous faite un contibet à 2/3 du pot ou vous pusher si l’adversaire relance avant vous. Vous allez dans tous les cas à tapis au turn, peu importe la carte qui tombe. Si vous avez meilleurs, vous faites de même. Si vous avez bottom, seconde ou underpaire, vous faites un contibet. Vous foldez éventuellement si c’est un scary board (flop monocole avec 3 overcard et que vous n’en avez aucune de cette couleur, joueur relativement tight qui vous sur-relance ou contibet, etc.). Si vous avez un tirage avec overcards, vous faites un contibet, et vous suivez si votre adversaire relance, il peut s’agir d’un bluff et vous avez dans la plupart des cas une cote suffisante si on tient compte de la probabilité que l’adversaire a à bluffer. Dans tous les cas, n’ayez pas peur de mettre votre stack au milieu, si vous vous faites stacker, dites vous que vous avez eu droit à une note en échange.

5. A partir de quelle limite cette stratégie est-elle viable ?

Il est évident que cette stratégie n’est pas viable dans toutes les limites. Dans les basses limites, il y a beaucoup trop de joueurs qui ne connaissent en aucun cas les principes « avancés » du poker. Il est donc inutile de tenter cette stratégie contre eux, vous serez probablement perdant à long terme. Plus vous monterez dans les limites, plus vous aurez à faire à des adversaires non pas meilleurs, mais moins idiot que les autres. Et c’est seulement à partir de là que vous pourrez espérer avoir un edge et que cette stratégie pourra révéler sa force. La limite MINIMALE dans laquelle vous pouvez jouer est, selon le rédacteur de cet article stratégique, la NL100. Il recommande néanmoins la NL200 pour plus de sécurité.

6. Les stats Poker Tracker (ou Elephant) et le datamining

Poker Tracker et Elephant sont deux programmes qui peuvent vous aider grandement dans vos prises de décision. Si vous jouez cette stratégie, vous êtes probablement en possession d’une de ces deux licences et vous savez donc vous débrouiller seul pour interpréter ces statistiques. Parlons maintenant du Datamining, une chose bien plus importe que les statistique que vous offre ces programmes, du moins pour cette stratégie. Le datamining vous offre des stats sur certains joueurs sans que vous ayez eu besoin de jouer contre eux. C’est un avantage certains pour un jeu, qu’il soit TAG ou LAG, dont vous voulez être gagnant à long terme. Néanmoins, pour cette stratégie qui est essentiellement basé sur l’image que vous avez à la table, le datamining n’est (encore une fois, il s’agit d’une réponse de breton) probablement pas une bonne idée. Pourquoi ? Simplement par le fait que, si vous ne faites aucun datamining, vous savez exactement le nombre de mains que vous avez joué contre tel ou tel joueur, et vous pouvez donc, presque à coup sûr (il peut lui aussi vous dataminer), savoir si il peut être éventuellement au courant de votre jeu extrêmement loose et donc, par conséquent, réagir d’une autre manière par rapport à ses actions.

7. Votre image à la table

Un autre élément essentiel de cette stratégie est l’image que vous véhiculer au sein de la table. Si vous faites plusieurs coups « foireux », vos adversaires n’hésiteront plus à vous payer avec de moins bonnes mains et vous serez beaucoup moins gagnant, voire même peut-être perdant. Evidemment, ce n’est pas au bout de 500 mains joués qu’on peut se plaindre « Merde, ça passe plus, tout le monde sait comment je joue ». Ceci est, toujours selon l’auteur de cet article, totalement stupide. Votre Fold Equity n’en saura en aucun cas (ou dans de très rare cas) affectées. Faites également très attention à montrez le moins souvent vos mains foireuse. N’hésitez pas à garder 1BB de sécurité pour ne pas montrer vos cartes si l’adversaire vous relance. Faites aussi semblant de réfléchir quand vous êtes dominé, et n’hésitez pas à raconter des excuses bidons pour justifier votre fold ou votre « missclick ». Dites vous que ce ne sont pas vos amis, ce sont juste des gens qui vous fileront leur tune, vous ne leur devez absolument rien du tout.

8. Ne pas avoir peur

Lorsque vous monterez dans les limites, vous serez plus souvent confronter à faire des bluffs qui risquent de vous coûter cher en terme de $ si l’adversaire paie. Si vous n’êtes pas capable de le faire, ne jouez plus cette stratégie. Pour plus de facilité, raisonnez en termes de BB. Il ne s’agit pas de 1.000$ que vous placez au milieu, mais de 20BB, ce qui est tout de suite beaucoup moins impressionnant. C’est dur pour pas mal de personne, mais c’est le meilleur moyen de ne pas avoir peur de foutre son stack au milieu.

9. Un move particulier : le raise avec any two

L’auteur de cet article fait de temps à autres un raise avec any two si 3 limpeurs ou plus. Il s’agit dans la plupart des cas d’un pur bluff. Ceci s’explique par le fait que l’on annonce une grande force préflop, et que l’on confirme cette force au flop. Il s’agit en fait de suivre « une ligne de conduite » qui fera croire à l’adversaire que nous disposons d’un monster. Il est primordial d’éviter de montrer ses cartes dans ce cas.

10. Conclusion

Cette stratégie ne s’adresse pas à tout le monde, elle s’adresse à des joueurs confirmés et qui n’ont pas froid aux yeux. Si vous ne faites pas parti de ce type de profil, passez votre chemin.


axp15
Inscrit : 17.02.2007

Varier son jeu au limit Hold’em contre les joueurs TAG

Introduction

Contairement au hold’em No Limit où un jeu légèrement LAG peut être préconisé, seul le jeu TAG est gagnant au limit hold’em. Cette stratégie est optimale et fonctionne donc à merveille dans les petites limites. Un jeu « en ligne » direct permet de tirer profit des nombreuses erreurs des joueurs faibles. Cependant, qu’en est-il aux limites plus élevées ? Les joueurs sont plus sérieux dans l’ensemble et il faut adapter son jeu à ses adversaires pour être gagnant en variant ses schémas de jeu.

Pourquoi est-il essentiel de mixer son jeu ?
Si vous jouez un jeu trop conforme à la ligne de jeu optimale, vous allez être trop lisibles. Le jeu en ligne (comme dans les petites limiites) n’est gagnant que si vos adversaires vont suivre vos valuebets, respecter vos freecards raise … Cependant, si vous faites toujours les mêmes moves dans des situations données, vos adversaires les plus observateurs vont noter votre ligne de jeu pour l’exploiter à vos dépends. Vos tentatives de cartes gratuites vont être reboutées par des 3b, vos values bets ne seront plus suivis etc …. Votre winrate va s’effondrer.

Quelle est la solution ?
L’objectif est donc d’être moins lisible pour garder une liberté d’action et pousser vos adversaires à faire des erreurs.
De temps en temps, vous devez changer votre façon de jouer. Ces déviances par rapports au jeu théorique ne sont généralement pas gagnante à court terme mais vous permettront de tirer le meilleur de vos adversaires à long terme. On joue EV- à court terme pour être EV+ à long terme.
Lorsque vous faites une erreur volontairement dans une situation donnée et que vos adversaires s’en aperçoivent, ils ont tendance à vous cataloguer dans une catégorie de joueur et mettront plusieurs tours de tables à changer l’image qu’ils ont de vous. C’est pendant ces tours de tables où ils auront une fausse image de vous, que vous pourrez tirer le meilleur de vos mains et compenser les pertes que vous avez consenti auparavant.

Attention :
Avant de chercher à mixer son jeu, il faut avant tout connaitre quelle est la ligne de jeu normale et être sur que vos adversaires soient dotés d’un minimum de discernement : il est inutile de chercher à mixer son jeu sur des tables middle limit si vous n’avez à faire à uniquement des fishs.
D’une manière générale, cette façon de jouer n’est valable que sur certaines tables de middle & high limit contre des joueurs régulars qui adaptent leur jeu. J’exclue volontairement les tables low limit qui sont d’un niveau globalement faible. Si vous êtes à une table low limit où vous estimez que les joueurs sont bons et que vous n’arriverez pas à être gagnant ou compenser le rake en vous contentant exploiter leurs erreurs, alors il est préférable de changer de table plutôt que de chercher à mettre en place des raisonnements plus poussés. Vous trouverez d’autres tables plus rentables à ces limites. Ce n’est pas les joueurs faibles qui manquent.

Comment varier efficacement son jeu ?
L’idée est mixer son jeu en essayant de minimiser ses pertes et idéalement faire des bénéfices ponctuels. Pour cela, il faut sélectionner les mains avec lesquelles vous allez varier votre jeu.
Il existe 2 façons de mixer son jeu.
- Relancer des mains plus faibles
- Slowplayer des mains fortes

Dans cet article, je vais développer les situations typiques préflop dans les quelles vous pouvez varier votre jeu efficacement et décrirez les concepts et les grandes lignes de jeu post flop.
Vérifier d'abord votre éventail d'ouverture avant de commencer à effectuer des variantes. Pour cela, Reportez vous aux starting hand charts SH disponibles dans la section argent.
Quelle est la ligne de jeu dite classique ?
- Jouer tigh en début de parole
o Vous ne devez jouer que des mains fortes (Over-cards et grosses pocket paires) et les jouer en en relançant
- Jouer plus loose en fin de parole pour voler les blinds
o Votre éventail de relance est plus large si personne n’est encore impliqué dans le coup.
o Vous pouvez limper (ou cold call un raise dans certains cas) avec des mains potentielles s’il y a déjà plusieurs joueurs dans le coup et que vous bénéficiez d’une côte intéressante (par exemple 1 :5 pour une pocket paire sur une table TAG)
Ce qui induit les effets suivants :
- Les relances en début de parole sont respectées
- Les relances en position de vol seront interprétées comme tel et seront 3b par des mains potentielles.

A. Varier son jeu en début de parole

1. Relancer les suited connectors.
Les connecteurs assortis ne valent pas le coup d’être joué en début de parole car vous pouvez être relancé et devoir jouer le coup en tete à tete, cas très défavorable car vos ne bébéficiez pas d’argent mort et avez une faible côte implicite.
Cependant, il peut être intéressant de les relancer de temps à autre. Vous pourrez gagner le coup de suite puisque les relances en début de paroles sont plus respectées mais cela ne constitue pas le but du move (personnes ne saura avec quoi vous avez relancé donc ils ne changeront pas ou peu l’image qu’ils ont de vous).
Les flops que vous rencontrerez sont généralement à votre avantage. Si le flop contient des cartes hautes, vos continuations bets au flop et à la turn seront plus respectés. Si vous le flop présente des petites cartes, Il peut encore se coucher s’il n’a rien touché. Cependant, s’il vous relance vous aurez souvent touché un tirage sur un tel flop. Avec le pot relativement important, vous aurez une côte suffisante pour suivre un quelquoque tirage flush ou suite et bénéficierz d’une très bonne côte implicite. Si votre tirage se réalise, il sera invisible pour votre adversaire et vous arriverez à lui sous-tirer quelques BB supplémentaires.
Si vous perdez l’initiative (e.g vous êtes relancé), envisagez d’abord un raise puis un call ou un fold selon les côtes. Il est important de garder l’initiative pour conserver la fold équity et gagner le pot alors que vous clairement une main perdante.
Si vous n’avez rien touché au flop et à la turn, vous devez choisir entre poursuivre le bluff ou jouer chek / fold. Cela va dépendre de vos adversaires principalement. Si vous jouez contre des calling stations (WTSD > 40% SH), il est inutile de poursuivre un bluff. Si inversement, vos adversaires sont plus tigh, vous pouvez tout à fait poursuivre votre bluff. Un bon bluff est un bluff qui a une histoire. Il dépend de vos actions sur les tours d’enchères précédents. La turn est donc ici un bon spot pour tenter un bluff puisque vous avez montré de la force tout au long de la main.
Si un adversaire call la turn avec un board présentant des tirages, il vous faut bet la river si ces tirages ne se réalisent pas. C’est votre seul moyen de gagner le coup puisque votre main n’a pas de valeur à l’abattage.

2. Slowplayer des mains fortes.
Par main forte, j’entend par la AA, AK et KK. Les pockets paires QQ, JJ et TT sont trop fragiles pour être sous jouer. Vous aurez trop souvent un flop avec des overcards, situation difficile, où vous devrez jouer des coups borderline.
AK : l’idée est de jouer la main comme une main à tirage. En effet, AK gagne rarement sans amélioration contre plusieurs joueurs. (Certains joueurs ne relancent jamais cette main en la considérant uniquement comme une main à tirage. C’est une erreur car même si elle doit souvent être améliorée pour gagner, elle bénéficie d’un edge important préflop. Une relance préflop avec AK est donc EV+). L’idée ici est d’inciter des joueurs à limper our relancer des as faibles ou à qui seront dominés post-flop.
Si un joueur vous relance et vous parvient à vous isoler, il est préférable de jouer le coup de manière passive préflop et de relancer plus tard dans le coup soit en semi-bluff avec A high soit avec TPTK, main qui va dominer l’as plus faible de votre adversaire. Si vous êtes relancés et que plusieurs joueurs sont entrés dans le coup, il est préférable de 3b surtout si vos cartes sont assorties pour pousser au maximum votre edge préflop (Plus il y a de joueurs, plus vous gagnez). Si vous jouez un pot multyway avec AK et que vous ne touchez rien au flop, vous devez jeter votre main si vous n’avez pas la côte pour suivre. Ne vous marriez pas avec votre AK. Cela reste une main à tirage.
AA : C’est la meilleure main du texas hold’em qui gagne souvent sans être améliorée. Comme pour AK, jouez passivement pour essayer de piéger si vous êtes isolé par une relance et jouez agressivement si plusieurs joueurs sont entrés dans le coup pour pousser votre edge. Si le flop présente des tirages, jouez de manière agressive pour casser les cotes des tirages. Comme vous êtes souvent hors de position (limp début de parole), préférez la ligne check/raise au bet ou donk pour casser plus efficacement les côtes.
KK : Cette main se joue à mi chemin entre AK et AA. C’est une main forte qui peut gagner sans amélioration mais qui dépend plus des cartes au board. Si le flop ne comporte pas d’as, vous avez une main très forte la plupart du temps, jouez de manière agressive pour faire payer les tirages. Si le flop comporte un as et que vous êtes contre plusieurs adversaires, KK se transforme souvent en une main à tirage surtout s’il y a eu une relance préflop indicant un possible As chez l’un de vos adversaires. Il vous sera généralement difficile de trouver une côte suffisante pour suivre. Vous avez à priori 2 outs plus 1 out pour la possibilité d’avoir la meilleure main (règle empirique pour compenser le fait de jouer la main comme étant derrière alors qu’elle peu être devant) et éventuellement 1 dernier out en cas de tirage backdoors couleur (si 2 cartes du flop de la même couleur qu’un de vos rois). Vous arrivez au total à un maximum de 4 outs qui peuvent justifier un call au flop (pot important + côte implicite) mais rarement à la river. Vous devez donc être capable de coucher KK. Si ce n’est pas le cas, ne solwplayez pas cette main. Elle vous coutera trop cher à long terme.

B. Varier son jeu en fin de parole

Les mêmes concepts peuvent que précédemment peuvent s’appliquer avec quelques aménagements.

1. Les suited connectors
Une relance first in avec des suited connectors en fin de parole (CO-BB) ne constitue pas une ligne de jeu alternative puisque ces mains sont déjà dans l’éventail de relance (cf open raising chart SH de la section argent) d’un joueur TAG.
S’il y a eu des limpeurs, les suited connectors peuvent être joués à moindre cout pour voir le flop et peut être relancés pour value s’il y a beaucoup de joueurs dans le coup (cas très peu fréquent).
En cas de relance, les suited connectors sont généralement jetés. C’est dans cette situation que vous pouvez varier votre jeu avec un 3b et prendre par la même occasion l’initiative. De plus, vous serez en position pour le reste du coup ce qui constitue un grand avantage avec des mains à tirages. Vous pourrez prendre une carte gratuite à la turn si vous ne pensez pas pouvoir faire coucher vos adversaires. Jouez de manière agressive au flop et à la turn pour donner la possibilité à votre adversaire de se coucher. Comme précédemment, votre fold équity dépend du WTSD des adversaires mais aussi de leur tendance à essayer de voler les blinds ou un PFR très élevé.
En cas de cap, allez voir le flop mais il sera difficile de faire coucher votre adversaire à la turn ou la river. Vous perdez donc plus de fold équity et devez jouer votre main comme une simple main à tirage. Le pot étant très gros, il vous permettra de suivre la plupart du temps au flop et éventuellement la turn si vous touchez un tirage important. Votre côte implicite est la aussi très importante.

2. Slowplay les grosses mains :
Ici, le but n’est pas de pousser les mains dominées à entrer dans le coup mais d’inciter les joueurs à prendre l’initiative et essayer de vous bluffer. Je ne recommande plus de limper avec AK puisque c’est ici une main à tirage et que l’incitation au limp des as plus faible est limité comme il y a moins de joueurs à parler derrière vous. De plus, si un joueur a un bon as, il va surement 3b en pensant que vous essayez de voler les blinds. Ce spot est trop rentable pour être abandonné et jouer le coup en étant favoris qu’à 70% contre any 2 cards.
Néanmoins, il est plus intéressant d’essayer de relancer la plupart du temps surtout si les blinds défendent se couchent peu. Les joueurs derrière vous ont plus tendance à relancer avec des mains plus marginales ce qui vous donnera plus de l’action pour vos grosses mains.
Quand vous avez une grosse pocket paire et qu’il reste peu de joueurs à parler derrière vous, vous avez deux possibilités :
1. La relance classique pour réduire le nombre de joueurs au flop et ainsi les pourcentages de gains de votre main. Cependant, moins il y a de joueurs, plus grande est la possibilité que personne ne vous suive préflop.
2. Un call avec une main forte AA, KK et inciter des mains très marginales à rentrer dans le coup puis les inciter à bluffer le coup ou parier une paire splittée plus faible que votre pocket paire.
Je préconise de limper AA la plupart du temps (voire toujours) en étant en SB. Ce cas ne se représentera que trop rarement pour qu’il se produise deux fois en temps rapproché avec les mêmes adversaires (probabilité de 1 sur 220 à multiplier par le nombre de joueurs à la table). L’inducing bluff est prépondérant par rapport au raise pour value préflop. On peut élargir ça à KK (limp 50% du temps) et peut être QQ ou JJ si votre adversaire est très tight.
Pour les positions cut-off et bouton, vous pouvez limp/3b de la même manière AA, KK. QQ et JJ peuvent être trop facilement dominés par Ax ou Kx et vous vous privez de la possibilité de cap en cas de 3b d’un des adversaires.

Conclusion :
Varier son jeu ne signifie pas « jouer un éventail de main plus grand » mais dévier de façon ponctuelle à votre ligne de jeu standard. Ce move a pour objectif de semer le doute chez vos adversaires. Il faut que vos adversaires aient le profil recherché (thinking-TAG) pour que ces déviances soient rentables à long terme. Ces moves restent EV- à court terme même s’il peut vous arriver de toucher les nuts et de remporter un pot énorme ou que tous vos adversaires se couchent. Cela peut être aussi l’occasion de mettre en joueur en tilt si vous lui cassez sa grosse main.


mickito
Inscrit : 04.11.2006

Pour ma part il y aura pas d'article je pense :( hélas j'ai pas eu le temps d'écrire quelque chose de cohérent donc je préfère passer pour cette fois =)


Salut,
Je suis désolé, la rédaction s'est avérée plus longue que prévue...
Je poste l'article demain avant midi.
A demain, j'y retourne


JHoWn
Inscrit : 02.02.2007

Le TILT :

Comment gérer son tilt ? Voila une question que les psychopathes se posent depuis des années déja.

EH BIEN SUFFIT DE MONTER EN STAKES

première étape : monter d'une limite(changer de variante si possible) et jouer comme un maniac => exemple FL 10/20$ (essayer de bluffer les ger de pokerstrategy)

si vous perdez , doublez la hauteur de la stake (ou allez jouer 500$ au blackjack ou a la roulette (rouge ou noir)

allez en 30/60 pour vous faire une marge et recommencez la même opération .

astuce : Plus vous montez en limite plus je recommande de jouer les coups hors position pour que vos adversaires (thinking tag) pensent que vous avez un monstre !
RELANCEZ JUSQU'A LA RIVER A TOUTES LES STREETS !
en effet , on ne sait jamais que votre adversaire missclick ou fasse un bad laydown ;)

si cela ne suffit pas montez en 50/100 ou en 100/200 (il n'est pas nécessaire d'avoir la bankroll appropriée je vous le rapelle)

si vous êtes en scared money , alors relancez tous les coups pour la fold equity , avec un peu de chance ca passera ;)

autre variante : payez tout jusqu'a la river quelque soit votre mains , il y a beaucoup de bluffers et vous pouvez les attraper grâce a votre bottom pair ;)

enfin la règle d'or :

n'arrêtez jamais tant que vous n'avez pas regagné tout ce que vous avez perdu

(ou que vous soyiez broke)

fin de l'article (je rajoute des mots pour faire 1000) MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT MOT

AH OUI , très important , si vous êtes broke c'est pas ma faute , demandez 20$ a roro pour recommencer du NL5 jusqu'a une BR suffisante pour mériter d'être tiltée

bonne nuit et bravo a tous les diamants qui ont eu le courage de faire un truc sérieux ;)


scrooch
Inscrit : 15.11.2007

Message original de flich
Salut,
Je suis désolé, la rédaction s'est avérée plus longue que prévue...
Je poste l'article demain avant midi.
A demain, j'y retourne

Je pense qu il sera trop tard mais nbon faut que guillaume confirme mais si mes souvenirs sont bons je pense qu ils ont dit qu'ils seraient strictes sur la date de remise. Confirmation dans cette news


JHoWn
Inscrit : 02.02.2007

heureusement que j'ai posté a minuit 21 alors :D


scrooch
Inscrit : 15.11.2007

Message original de JHoWn
heureusement que j'ai posté a minuit 21 alors :D

C est quand meme dommage qu un article d une telle qualité ne soit pas pris en comprte a cause de l heure :D


web
web
Inscrit : 02.02.2007

GG Johwn :D

j'aimerai bien voir une de tes copies de philo :tongue:


Siliciom
Inscrit : 04.02.2007

Message original de JHoWn
on ne sait jamais que votre adversaire missclick ou fasse un bad laydown ;)

ça m'est déjà arriver :(


Myrddin84
Inscrit : 23.05.2007

mdroflolmao :mdr:

JHown, un peu de crédibilité que diable, tu es une star de la page FR ... :fouet:


Salut a tous,

Je vous propose un article basique (accessible a tout les rangs et même axé débutants) et des conseils sur le style de jeux qu'on peut adopter contre les types de joueurs présents à la table et selon l'image qu'on y a, plus précisément en cash game (Big Stack) No Limit, basse limite (0.10 à 0.50).

I Reconnaître les joueurs

Prendre 10 minutes pour essayer dans les grandes lignes de déterminés a quel type de joueurs on a affaire, surtout quand on a pas encore les logiciel permettant le datamining, n'est franchement pas un luxe. Mémoriser les places/joueurs et ouvrir une seconde table etc permet d'aider a prendre des décision difficile plus tard.

Rock : joueur jouant très peu de mains (5 a 8%) type jj+ AQ+ pas moins, qui ne bluff presque ou pas de tout.

TAG : joueur solide jouant des bonnes mains en early/middle position (TT+ A10+) avec un éventail plus large en late/bottom (77+ avec des steal au bottom avec A7+) pouvant mixer sont jeux a l'occasion (suited connector low PP au bottom)

LAG : grand éventail de main (broadway (( toutes les compositions de main allant de Q10 QJ KJ etc jusqu'à AK)) mais aussi connector a 1 ou 2 trous suited ( 79 10 8 etc )

Fish/calling station : joueur ayant du mal a jouer leur mains efficacement.

Maniac : voir l'article en anglais section Gold

Le tapis des joueurs et la fréquence de main joué vous aide "temporairement" à déterminé quel type de joueur est présent a votre table, jouer quelques mains contre et voir leur cartes dans l'historique de la dernière main aide beaucoup a comprendre leur éventails.

II S'adapter

a. L'image TAG

En effet pendant la phase d'observation il est préférable de jouer relativement TAG pour plusieurs raisons.

1. On ne connaît pas encore les joueurs.

2. Ca aide a se construire une image sérieuse.

b. Mixer son jeux/changer de bord

"Jouer TAG contre des LAGs et LAG contre des TAGs" je crois que c'est Doyle Brownson qui a dit ça, en tout cas ça m'a marqué et j'ai bien retenue le conseil.

Elargir son éventail de mains (type LAG) face a des joueurs TAG qui beteront à hauteur du pot vous permettra en cas de main faite ET/OU tirage monstre et sur des flop avantageux ( il est possible, selon leur éventail qu'il flop TPTK ), de suivre des conti bet à hauteur du pot et gagner ainsi des bon pots.

exemple de main (NL50):

Hero 70$ (mid pos)

4 vilains

Vilain 100$ (bottom)

main préflop : Q :heart: T :diamond:

1fold , Hero bet 2$ , 1fold , Vilain raise to 4$ , 2 fold

Vilain est vraiment TAG avec des conti bet a hauteur du pot, ici il me raise standard, signalant une main forte, je paye avec ma main marginale pour le surprendre, vu mon image TAG il me mettra sur un main capable de payer un relance de ce type TT+ AQ+, et pour ça veut dire qu'en cas de main faite ou tirage je risque d'en tirez une énorme value.

Hero call 2$

flop : 9 :spade: A :heart: J :diamond:

j'ai alors un tirage Quinte, je bet sans trop de force mais quand même pour signaler que je suis intéresser par le flop.

Hero : bet 4$ , Vilain : raise to 8$ , Hero : call 4$

Il me raise (mais pas de 3bet) légèrement indiquant toujours une main forte floper type AQ+.

turn : 8 :club:

Hero : check

ici je check pour lui laisser penser kil a toujours la main la plus forte, c'est très important pour l'inciter a conti-bet, un 3 bet de ma part l'inciterez a folder et/ou a me payer avec une meilleur main.

Vilain bet 18$ , Hero : call

river : 3 :diamond:

Hero : check

Si je bet value a la river il va vraiment penser que j'ai une main plus forte que lui et peut être folder même avec une TPTK.

Vilain bet : 28$ , Hero go all in for : 40$

Vilain est pot committed maintenant grâce a son conti-bet a hauteur du pot et il va me payer.

Vilain : call 12$

Vilain show : A :heart: K :diamond:

Conclusion

C'est une main très spéciale (je m'en rend compte après coup), je conseil pas de suivre des plus grosse relance et tout simplement pour commencer ne pas suivre de relance, mais puisque j'avais un bon read sur vilain, je savais qu'en touchant mon tirage j'allais être payer par ce joueur agressif vu le flop. Le but est simplement d'élargir ou restreindre son jeux selon son image et adversaire, j'aurais pu aussi poster une main jouer TAG contre un joueur LAG, mais je manque de temps hélas.

Je n'ai pas le temps de parler du contrôle du pot et d'autres chose relatif au jeux LAG mais j'espère quand même que ça pourra aider du monde.


Guillaume
Inscrit : 20.01.2006

flich, je t'ai écris un mail, tu l'as recu ?


Je vien de le voir dans les spam :(