Yop leo,
merci pour ta réponse.
En fait, je pense que tu mélanges deux choses différentes : la lutte contre "l'état islamique" sur le terrain et la lutte contre la radicalisation de certains français (ou personnes vivant sur le sol français, ou belge, ou allemand ou...).
Certes il faut combattre Daesh sur le terrain, mais pour de bonnes raisons. Pas parce que cette organisation organise des attentats en France. Mais plutôt pour libérer les populations locales qui sont les premières victimes de cet "état islamique". Et certainement pas pour, non plus, imposer notre vision de ce que devrait-être le monde. Et franchement, à part dans les beaux discours, je ne vois pas cette raison d'invoquée, ou en tout cas, je ne la vois plus.
Bombarder Daesh va certainement affaiblir "le califat", mais ne résoudra pas le problème de fond qui est qu'une partie du monde musulman ne se reconnait pas dans nos valeurs occidentales.
Prenons l'exemple plus proche de nous d'ETA au pays basque. Combien de fois durant les 20 dernières années a été annoncé la fin d'ETA après un coup de filet sensé avoir décapité l'organisation ? C'est bien simple, à chaque arrestation. Et ce n'est pas pour autant que ETA a stoppée du jour au lendemain ses actions. Un nouveau chef, un nouvel artificier, de nouveau activistes prenaient le relai. Certes l'organisation était à chaque fois affaiblie, mais n'a jamais été "tuée".
Ce n'est que politiquement que le "problème" a été résolu. Grâce à des formations politiques proches d'ETA et a une plus grande liberté de choix qui permet en Espagne l'autonomie des provinces.
Ce que je veux dire par là, c'est qu'on ne peut pas convaincre uniquement par la force. La solution doit être politique et idéologique.
Et c'est encore plus vrai quand on parle de terrorisme intérieur. On pourra faire toutes les lois répressives possibles, si on ne combat pas les inégalités, le racisme (ce que Daesh adore, ils doivent kiffer de voir les réactions de certains niçois, ils sont en train de gagner la guerre de l'idéologie : Lien 1, lien 2), l'exclusion par l'éducation (de tous) en mettant réellement en place ce que nous disons être nos valeurs, alors nous ne changerons rien.