Le point G existe vraiment, des chercheurs américains l'ont trouvé en explorant le cadavre d'une femme de 83 ans. L'objet de leur recherche mesure 8,1 mm de long, 1,5 à 3,6 mm de large et 0,4 mm de haut.
Le point G, mythe ou réalité, ne cesse de diviser les scientifiques. L'existence de cette zone érogène vaginale extrêmement sensible a été avancée pour la première fois en 1950 par le docteur Ernest Gräfenberg. Il aura fallu attendre soixante-deux ans pour que des chercheurs américains localisent avec précision cette zone du plaisir féminin.
Cette zone mystérieuse serait donc bel et bien une réalité anatomique, selon l'étude publiée ce mercredi dans la dernière édition de la revue médicale Journal of Sexual Medicine. Contre toute attente, ils ont procédé de la manière la plus froide qui soit en réalisant une dissection de la paroi intérieure d'un vagin sur le cadavre d'une femme de 83 ans.
Une cavité de quelques millimètres
Les recherches ont tout d'abord « confirmé l'existence anatomique du point G ». Cette avancée scientifique de la plus haute importance « pourrait conduire à une meilleure compréhension et à une amélioration de la fonction sexuelle des femmes », explique le docteur Adam Ostrzenski de l'Institut de gynécologie de St Petersbourg en Floride et principal auteur de l'étude.
Les travaux ont ensuite permis de savoir à quoi ressemble cette petite partie du coprs jusqu'ici si mystérieuse. Concrètement, le point G se présente sous la forme d'une cavité bien délimitée. Il est situé sur l'arrière de la membrane périnéale, à 16,5 mm de la partie supérieure de l'orifice de l'urètre. Formé de trois régions distinctes, le point G étudié dans le cadre de cette expérience mesure 8,1 mm de longueur sur une largeur allant de 3,6 mm à 1,5 mm et une hauteur de 0,4 mm. Une fois retiré du cadavre, le point G et l'ensemble des tissus adjacents s'étendaient de 8,1 à 33 mm, précisent les chercheurs.
La connaissance de l'anatomie sexuelle
Cette découverte montre « la grande importance de la recherche dans la santé sexuelle des femmes », souligne Irwin Goldstein, l'éditeur de la revue médicale qui vient de publier l'étude. Il estime que « ce cas d'étude sur un seul cadavre vient s'ajouter au flot grandissant des écrits et connaissances portant sur l'anatomie sexuelle des femmes et de leur physiologie. »
Actu France-Soir.