Après le flop - Un adversaire a relancé préflop
Introduction
Dans cet article
- Avec des mains faites fortes, vous appuyez sur la pédale d'accélération
- Avec les tirages forts, vous jouez selon la cote du pot, et parfois agressivement
- Les mains faites moyennes n'aiment pas les gros pots
Téléchargements
Il n'est pas très fréquent que vous vous soyez contenté de suivre une relance préflop. Pour la simple raison que c'est rarement profitable. Vous souhaitez avoir le contrôle de la main, et vous ne l'avez pas en jouant passivement.
Mais cela arrive, par exemple avec des petites paires. Ces dernières sont d'ailleurs responsables de la plupart des cas où vous faites le choix de vous mettre dans la situation délicate de suivre une relance préflop. Cela est dû au fait que les pocket paires sont faciles à jouer une fois le flop dévoilé. Soit elles ne valent quasiment rien, soit elles valent la peine de se mettre all-in post-flop.
En même temps, il est très difficile pour votre adversaire de reconnaître la force de votre main si vous touchez un brelan. Vos deux cartes ne se connectent qu'avec une carte commune. La texture du tableau ne permet donc pas vraiment de tirer de conclusion sur la main que vous tenez. Une quinte, une couleur, ou un tirage couleur, sont bien plus faciles à identifier.
D'après la starting hands chart, les paires sont les seules mains avec lesquelles vous suivez une relance. Mais il y a des exceptions. La première de ces exceptions intervient lorsque la relance est minimale, la seconde lorsque plusieurs adversaires ont déjà suivi la relance.
Dans ces situations, en particulier lorsque vous avez la position sur l'agresseur, vous pouvez également suivre avec des mains comme 76 de pique, ou 89 de carreau, etc... Il s'agit de cartes consécutives et assorties, appelées suited connectors. Pour suivre ces mains, il est cependant impératif que vous et votre adversaire ayez des tapis complets.
Cela ne vaut pas la peine de suivre avec des mains spéculatives lorsque votre adversaire à moins d'un demi-tapis. Il n'a pas assez d'argent pour financer votre main. La recommandation générale stipule que vous pouvez suivre une relance de 4, 5 big blinds maximum, lorsque deux joueurs ont déjà suivi la relance, et que le tapis de l'agresseur et le vôtre sont complets (100 BB).
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Vous êtes au BU
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Relativement simple : un coup d'œil dans la SHC suffit. Vous et CO avez tous deux des stacks complètes. Vous pouvez donc suivre selon la règle du call20. Celle-ci stipule que vous pouvez suivre une relance avec une paire si vous et votre adversaire avez tous deux l'équivalent d'au moins 20 fois la relance initiale dans vos tapis respectifs. Ici ce n'est pas tout à fait le cas, mais presque, et les blinds pourraient encore suivre.
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Vous êtes au CO
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Cette fois-ci, c'est plus compliqué. Vous avez des connecteurs assortis, et la relance est relativement faible. De plus, vous avez la position sur le joueur qui a relancé, et d'autres joueurs vont encore sans doute encore suivre. Vous pouvez risquer un coup d'œil au flop.
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Vous êtes au SB
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Suivre avec 98s, ou tout autres connecteurs assortis, depuis le small blind est presque un péché mortel. Vous n'avez pas la position, et êtes donc en situation défensive avec une main spéculative. Vous ne pouvez pas jouer cette main profitablement.
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Vous êtes au CO
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Cette situation est limite. D'un côté, deux joueurs sont déjà entrés, et la relance n'est que de 3 Big blinds. D'un autre côté, il reste des joueurs à parler et vous n'êtes pas certains de pouvoir avoir la position sur tous les joueurs. Vous pouvez suivre, mais un fold ne serait pas non plus une erreur.
Quelles mains pouvez-vous toucher ?
Nous avons déjà établi que lorsque vous suivez une relance, c'est avant tout avec des petites paires ou des connecteurs assortis. C'est pourquoi l'éventail de mains que vous êtes susceptibles de toucher et de vouloir jouer s'en trouve fort limité. Vous désirez toucher une main faite forte, comme brelan ou double paire, ou un tirage fort, comme tirage couleur ou OESD.
Vous connaissez déjà les cinq catégories de mains grâce aux articles précédents :
- Mains sans valeurs
Toutes les mains qui n'ont aucune valeur. - Tirages faibles
Les tirages faibles comme les gutshot sont également sans grande valeur, lorsque vous avez suivi une relance. - Tirages forts
Les tirages forts sont les tirages couleurs ou OESD, les tirages avec 8 outs ou plus. - Mains faites moyennes
Cette catégorie comprend les top paires avec kicker moyen ou faible, ainsi que les plus petites paires. Vous êtes parfois en tête avec elles, mais ne pouvez pas supporter trop d'action. Sitôt que cela devient coûteux, vous sortez de la main. - Mains faites fortes
En fonction des cartes communes, les mains à partir de double paire sont des mains faites fortes, et doivent être jouées comme telles.
La structure des cartes commune est, dans cette situation, moins importante que lorsque vous avez relancé avant le flop. Vous ne jouez que les mains faites fortes, et, si possible et justifié, les tirages forts.
Les cartes communes sont avant tout intéressantes pour savoir si vous devriez opter pour un slowplay, c'est-à-dire, si vous hésitez à ne pas miser ou relancer, afin de tendre un piège à l'adversaire.
Pour un slowplay, il est important qu'il n'y ait pas de tirage fort possible. La probabilité que votre main se fasse rattraper est alors assez faible. De plus, il faut que vous n'ayez qu'un ou deux adversaires. Si ce n'est pas le cas, alors vous devez jouer agressivement, sauf peut-être si vous avez un full ou un carré.
Les questions que nous allons traiter dans cet article sont donc :
- Quand un slowplay avec une main faite forte peut-il être profitable ?
- Quand jouer les tirages passivement, et quand agressivement ?
- Que faire si votre main se révèle être une main faite moyenne, comme une petite overpair, par exemple si vous avez suivi 88 préflop et que le flop affiche 327 ?
Comment jouer sur le flop ?
La situation la plus intéressante et la plus profitable est celle où vous touchez une main forte dès le flop. Il peut s'agir d'un brelan, d'une quinte complète, d'une couleur, ou encore d'un full. Les doubles paires sont également récurrentes, mais sont nettement plus vulnérables.
La façon de jouer ces mains, et surtout l'éventualité d'un slowplay, dépendent fortement du nombre d'adversaire et de la vraisemblance des tirages, mais également de la position relative. Devez-vous parler avant ou après votre adversaire / vos adversaires ?
Il arrive que vous soyez aux blinds et suiviez une relance, ou bien que vous fassiez un limp et soyez ensuite confronté à une relance derrière vous. Si vous touchez une main faite forte, il vous reste alors trois options :
- Vous misez directement (donkbet).
- Vous checkez, avec l'intention de relancer si l'adversaire suit (check/raise)
- Vous checkez, et, lorsqu'un adversaire mise, vous vous contentez de suivre (check/call)
Si vous checkez, alors c'est avec l'intention de donner la possibilité à votre adversaire de miser lui-même, en faisant un continuation bet. Est-ce qu'il le fait vraiment dépend de plusieurs facteurs.
Si c'est un joueur raisonnable, alors vous connaissez ces facteurs, car vous jouez de la même manière. Ces facteurs vous ont été présentés dans l'article sur le jeu post-flop lorsque vous êtes l'agresseur préflop : il mise avec une main faite, un tirage fort, ou lorsque peu d'adversaires sont dans la main.
Plus il y a d'adversaire, et plus les cartes communes sont propices aux tirages, plus vous devriez miser vous-même. Contre trois adversaires, l'agresseur préflop fera rarement un bluff. Et, puisqu'il aura souvent raté le flop, il ne fera que trop rarement usage de son initiative.
C'est encore pire lorsque le flop permet trop de tirages. L'agresseur fera encore moins souvent un continuation bet, et, en même temps, la probabilité qu'une main rattrape votre brelan est encore plus élevée.
Si, en revanche, vous êtes seul face à l'agresseur préflop, alors un slowplay est plus envisageable. Vous pouvez faire un check/raise, c'est à dire commencer par checker, afin de relancer le continuation bet de Villain. Si le flop est vraiment inoffensif, vous pouvez même vous permettre de checker et de vous contenter de suivre le continuation bet.
Vous pouvez alors être un peu créatif, si vous le désirez. Vous ne devez pas toujours faire un check/raise. Vous pouvez également, par exemple, faire une petite mise, que les joueurs agressifs interprètent souvent comme une invitation à la relance, qu'ils acceptent volontiers.
La situation la plus simple est celle où tous les joueurs vous précédant checkent. Dans ce cas vous misez. Le joueur qui a relancé avant le flop et aurait été le plus à même de miser, ne l'a pas fait. C'est donc à vous de vous en occuper car sans cela, l'argent ne rentrera pas dans le pot.
La situation commence à être intéressante si l'agresseur préflop mise. Si c'est le cas, alors les cartes communes ont encore une fois leur importance. Vous devez surtout vous demander dans quelle mesure celles-ci pourraient donner un tirage à vos adversaires, et si vous pouvez leur permettre de voir le turn à moindre coût.
Ce n'est jamais une véritable erreur de relancer directement sur le flop. Si aucuns bons tirages à même de rattraper votre main ne sont possibles, alors un simple call est envisageable.
Avec une couleur ou une double paire, vous devriez toujours jouer agressivement. Cela pour la simple raison qu'avec ces deux mains, vous avez toujours des mains faites vulnérables (couleur basse et double paire faible/moyenne). Vos adversaires peuvent donc avoir bon nombre d'outs contre vous, et vous devez donc mettre beaucoup d'argent au milieu tant que vous avez la meilleure main.
Les quintes se prêtent plus à un slowplay, si toutefois aucun tirage couleur n'est possible.
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Vous êtes au BU
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Un bon exemple de situation où un slowplay est justifié. Le flop n'est pas propice aux tirages. Il semble inoffensif et contient un As. C'est un très bon flop pour un continuation bet de l'agresseur préflop, comme vous l'avez appris dans l'article précédent. Le flop est idéal, et la plupart des joueurs vont donc miser, même en n'ayant rien touché.
Dans cet exemple, l'adversaire a même relancé en début de parole, il aura donc très souvent un As, une paire de dix, ou de valets, par exemple. Si vous vous contentez de suivre, il y a de fortes chances que vous receviez encore de l'argent de la part de ces mains.
Si vous relanciez directement, alors beaucoup de mains se coucheraient, comme par exemple une paire de dix. Il n'est pas nécessaire de mettre la pression dès le flop. Le pot est de 8 $ sur le turn, si votre adversaire mise encore, alors il sera de 20 $ sur la river, et vous aurez tous deux 15 $ restants. Vous pouvez donc réussir à le mettre all-in sur la river, s'il a un As et que vous vous contentez de suivre préflop.
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Vous êtes au BU
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Dans cet exemple, vous avez certes une main forte, couleur, mais chaque meilleure carte de pique a un tirage vers une meilleure couleur. Comme déjà évoqué, vous devez immédiatement accélérer, et mettre de l'argent au milieu dès le flop.
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Vous êtes au SB
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C'est assez limite ici. Si vous savez que button est très agressif, alors vous pouvez tenter un check/raise : checker, puis relancer la mise de BU. S'il ne l'est pas, alors vous devez miser vous-même. Il y a beaucoup de joueurs dans la main, qui ne miseront donc sans doute pas et vous ne souhaitez pas distribuer de carte gratuite sur le turn. Dans une telle situation, il est toujours préférable de se saisir de l'initiative.
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Vous êtes au SB
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Une situation comparable à la précédente, sauf que, cette fois-ci, vous êtes seul avec l'agresseur préflop. Dans une telle situation, il fera presque toujours un continuation bet, et vous pouvez donc faire un check/raise.
Vous expliquer comment jouer lorsque vous avez manqué le flop est chose facile. Vous abandonnez votre main. Les rares fois où vous êtes seuls face à l'agresseur préflop et où il ne fait pas de continuation bet, vous pouvez tenter un bluff. Contre deux adversaires, il vous faut avoir quelque chose pour le faire.
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Vous êtes en MP2
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Pas grand-chose à dire. Vous jouez comme il se doit avant le flop. Sur le flop, vous n'avez rien touché, et abandonnez en conséquent.
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Vous êtes au BU
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Votre main ne vaut pas grand-chose dans cet exemple, mais l'agresseur checke, et il n'y a aucun autre joueur dans la main. Soit il essaye de vous tendre un piège, soit il a décidé d'abandonner sa main. Puisqu'il est nettement plus fréquent de manquer le flop que de toucher un monster, il abandonnera plus souvent qu'il ne vous tendra un piège.
C'est pourquoi vous pouvez miser, et voir s'il voulait vraiment abandonner sa main. S'il relance ou suit, alors pas la peine de s'acharner. Soit il vous tend un piège, soit il ne vous croit pas. Dans les deux cas, il est inutile d'investir plus d'argent.
Avec les tirages forts, le principe est comparable aux pots dans lesquels personne n'a relancé. Le jeu agressif n'en vaut généralement pas la peine, puisque vos chances de l'emporter oscillent entre 25 et 45 pourcent.
Ceci dit, vous avez de bonnes chances de remporter le pot sur un tour suivant, et même d'amener plus d'argent dans le pot, si un adversaire a une main forte. Si par exemple, il a top paire ou overpair et que le tirage se réalise sur le turn, alors vous pouvez encore compter sur au moins une mise de sa part, avant qu'il n'abandonne. Vous pouvez même assez souvent engranger tout son argent. Ce que cela signifie a déjà été expliqué dans l'article sur la cote implicite.
La règle générale est : vous devez être en mesure de remporter encore le double de votre investissement flop sur un tour suivant, afin de pouvoir suivre une mise à hauteur du pot. Vous et votre adversaire avez encore assez d'argent. Vous ne devriez, en revanche, pas suivre une mise largement au-dessus de la taille du pot.
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Vous êtes au BU
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Comme on le dit dans le jargon du poker : "easy call", ce qui signifie que vous pouvez suivre sans problème, dans cette situation. Vous avez la position sur votre adversaire, avez un tirage fort, et l'adversaire qui a relancé en début de parole aura souvent une main forte avec laquelle il investira encore de l'argent sur le turn ou la river, même si votre couleur se réalise.
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Vous êtes au BU
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Dans cette situation, se coucher est la meilleure alternative. Votre adversaire mise presque le double du pot. La taille de la mise est en soi un argument suffisant pour justifier un fold. Par-dessus le marché, votre tirage n'est pas particulièrement fort.
Dans l'article sur les cotes et outs, nous vous avons présenté le concept d'outs décomptés. Dans l'exemple ci-dessus, vous devez décompter vos outs, dans la mesure où un tirage couleur est possible. Le huit et le trois de trèfle vous donneront certes une quinte, mais complètent également un tirage couleur possible. Ce ne sont pas des outs intacts, et vos chances de gains s'en trouvent amputées.
Ce serait donc une erreur de miser si gros pour des chances de gains si minces.
Les mains de cette catégorie sont les plus difficiles à jouer. Vous avez certes quelque chose en main, que vous souhaitez parfois continuer à jouer, mais votre main n'est pas assez forte pour supporter trop d'action.
Parfois vous êtes en tête, mais le vérifier pourrait vite vous coûter très cher. Conformément à la règle : de gros pots pour de grosses mains et de petits pots pour de petites mains, vous ne voulez en aucun cas faire grossir le pot avec des mains moyennes comme top paire ou middle paire. Au contraire, vous souhaitez essayer d'aller pour le moins cher possible à l'abattage. Le contrôle du pot joue ici un rôle essentiel. Se coucher face à une mise adverse avec ces mains dangereuses est rarement une erreur.
Le problème est que vous ne pouvez quasiment jamais être sur d'où vous vous situez. Si vous êtes en tête face à votre adversaire, il a souvent encore bon nombre d'outs d'amélioration sur le turn ou la river.
Si en plus de vous, un autre joueur a suivi la relance, alors il est préférable de coucher les mains faites moyenne face à un continuation bet.
Vous connaissez déjà la raison : plus il y a d'adversaires, moins il est fréquent que le continuation bet soit un bluff. Si un joueur vous précédant a relancé avant le flop mise contre trois adversaires, alors il aura très souvent une main faite forte.
Si vous êtes seul face à l'agresseur, cela ne change tout d'abord pas grand chose. Ici aussi, vous devriez abandonner face à un continuation bet. Même si vous êtes encore en tête, l'adversaire pourrait bien vous rattraper, et emmener votre main à l'abattage va vous coûter cher. Ceci est surtout valable si l'adversaire a relancé en début de parole. Dans ce cas, il aura souvent une bonne main, et vous devriez le croire.
S'il a relancé en milieu ou fin de parole, alors la probabilité que votre main moyenne soit la meilleure s'en trouve accrue. Sur un tableau inoffensif, peu propice aux tirages, vous pouvez suivre encore un continuation bet. Si votre adversaire mise à nouveau sur le turn, vous devez abandonner, car il s'agira rarement d'un bluff.
Il y a également une autre possibilité : celle de relancer directement sur le flop. Si votre adversaire se couche immédiatement, c'est parfait. S'il relance encore une fois, alors vous savez où vous en êtes et pouvez abandonner votre main.
S'il suit votre relance, alors la prudence est de mise. S'il mise sur le turn, alors il est préférable de se coucher. S'il checke, vous pouvez également checker. Il doit avoir suivi avec quelque chose sur le flop, et c'est souvent une main faite forte.
C'est différent si les cartes communes offrent bon nombre de possibilités de tirages. Dans ce cas, vous devriez toujours relancer immédiatement sur le flop. Votre objectif est de remporter le pot directement. Si votre adversaire ne se couche pas, alors votre move est manqué. Vous ne devriez plus investir d'argent dans le pot après cela.
Soit vous voyez l'abattage à moindres coûts, soit vous vous couchez.
Sans position sur l'agresseur, il peut souvent être judicieux de miser vous-même dans la main. Même contre plusieurs adversaires, cela peut-être une bonne occasion de savoir où vous vous situez. Si quelqu'un relance, alors vous pouvez abandonner, indépendamment du joueur dont il s'agit. Si quelqu'un suit, vous pouvez vous demander sur le turn si vous voulez miser à nouveau ou abandonner.
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Vous êtes au BB
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Ici, cela ne vaut pas le coup d'investir plus d'argent. Vous avez, certes, une overpair, mais presque chaque main de votre adversaire a de fortes chances de vous rattraper d'ici la river. Ici, vous préféreriez avoir l'as de pique. Avec votre paire de sept, vous ne pouvez plus gagner grand-chose.
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Vous êtes au BB
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Ici, vous avez moins d'adversaires et les cartes communes offrent peu de possibilités de tirages. Le mieux est de miser vous-même directement, et de voir si vos adversaires se couchent. Si quelqu'un relance, vous êtes dehors. Si quelqu'un suit, vous devez réfléchir, sur le turn, si cela vaut encore la peine de continuer à jouer.
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Vous êtes en MP1
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Contre un joueur en début de parole, pas la peine de jouer cette main. Vous aurez certes parfois la meilleure main, mais votre situation n'est pas idéale contre la plupart des mains de relances de votre adversaire. Ce serait une erreur d'investir plus d'argent ici.
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Vous êtes au CO
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Cette situation vous est largement plus favorable. Vous avez non seulement une overpair, même si relativement faible, mais également un tirage quinte bilatéral. Vos cartes sont trop fortes pour être abandonnées sans résistance.
Vous pouvez tout à fait suivre une mise. D'autant plus que, contre un adversaire ayant relancé en milieu de parole, vous êtes bien plus souvent en tête que contre quelqu'un qui a relancé en début de parole. Et, même si vous n'êtes pas en tête, vous avez encore votre tirage.
Il peut parfois également être justifié de relancer directement sur le flop. Cette fois-ci, votre main est presque trop forte pour cela. Car, si votre adversaire décidait de sur-relancer, vous devriez alors abandonner cette main somme toute assez bonne.
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Vous êtes au BU
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Dans cet exemple, il est préférable de relancer. Les cartes communes offrent quelques possibilités de tirages, et un As, assez probable ici, a un tirage gutshot. Si, par ailleurs, une carte plus élevée qu'un 9 venait à tomber sur le turn, vous commenceriez à ne plus être très à l'aise avec votre main.
Dans une telle situation, il est toujours préférable de relancer directement sur le flop. Si l'adversaire sur-relance, alors vous pouvez être assez confiant sur le fait d'être battu. S'il se contente de suivre, alors vous pouvez vous décider en fonction de la carte du turn.
Comment jouer sur le turn ?
Sur le turn, vous jouez selon le même principe que sur le flop. Si vous avez une main faite forte, vous continuez à jouer agressivement, ou vous saisissez maintenant de l'initiative. Si vous avez sous-joué sur le flop, alors vous devez générer de l'action maintenant.
Il reste une exception : si votre adversaire est tellement agressif que vous pouvez plus facilement prendre tout son argent en continuant à sous-jouer. Beaucoup de joueurs aux petites limites sont trop passifs pour cela. Pousser son slowplay trop loin est donc souvent une erreur.
Si vous avez joué un tirage sur le flop, et l'avez complété sur le turn, alors vous devez jouer agressivement. Surtout si votre adversaire a la position sur vous. Dans ce cas, c'est une grosse erreur de ne pas miser.
Avec les mains sans valeurs et les tirages faibles, vous jouez comme précédemment. Si votre adversaire joue sa main, vous vous couchez. La seule exception : vous êtes deux sur le turn et vous avez un tirage. Si votre adversaire a checké sur le flop, et checke à nouveau sur le turn, avec des cartes communes qu'il aura souvent manqué, alors vous pouvez éventuellement tenter un bluff.
La condition sine qua non pour ce move est que votre adversaire soit en mesure de se coucher régulièrement. S'il est trop attaché à ses mains, ou pourrait avoir touché quelque chose, qu'il ne souhaite pas jouer, mais suivra, alors un bluff n'en vaut pas la peine. C'est surtout si vous n'étiez déjà que deux ou trois sur le flop que la tentative peut-être justifiée.
Avec les mains faites moyennes, le jeu sur le turn est assez compliqué. Si vous avez la position et avez suivi une mise sur le flop, alors vous devriez vous coucher face à une nouvelle mise sur le turn. Si votre adversaire checke, alors vous devriez miser. Bien entendu, vous vous couchez en cas de relance.
La raison pour laquelle vous misez est que, l'approche "bet flop, check turn" de la part d'un joueur ayant relancé préflop est souvent le signe qu'il n'a rien touché, et ne souhaite pas continuer à bluffer après votre call flop. Il abandonnera donc souvent sa main.
La situation est différente si vous avez relancé sur le flop et qu'il a suivi. Dans cette situation, vous vous couchez s'il se remet à être agressif sur le turn. C'est bien souvent le signe d'une main forte avec laquelle il souhaite vous garder dans la main tout en extrayant de la value.
Si l'adversaire checke, vous devez également être prudent. Le mieux est de checker à votre tour, et de voir ce qui se passe sur la river. Une mise n'est pas profitable dans cette situation. Vous faites seulement fuir les moins bonnes mains, et payez trop cher contre les meilleures.
Si l'adversaire a la position, vous avez deux possibilités. S'il n'a pas attaqué sur le flop, vous pouvez saisir l'occasion et miser sur le turn.
Si vous avez déjà misé sur le flop, et si l'adversaire a suivi, alors il est temps d'abandonner votre main sur le turn. Cela peut sembler illogique, mais si vous misez encore une fois sur le turn, alors aucune moins bonne main ne suivra. On dit alors que vous transformez votre main en un bluff.
Peu importe que vous ayez une main faite, qui pourrait de temps en temps remporter le showdown. Si vous misez, c'est un bluff. Les moins bonnes mains abandonneront, et le seul intérêt de votre mise est d'essayer de pousser une meilleure main à se coucher. Par définition, c'est donc bien un bluff.
Si beaucoup de tirages sont possibles, alors vous pouvez éventuellement miser encore une fois. Il en va de même si vous avez déjà observé que votre adversaire suit volontiers une mise sur le flop, et abandonne ensuite sur le turn. Il y a peu de situations où vous pouvez continuer à jouer.
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Vous êtes au SB
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La carte du turn n'est pas parfaite. KQ vous bat, et l'adversaire pourrait bien abandonner sa main par peur de cette carte. Votre main reste cependant une main forte, et il y a encore bon nombre de mains à même de vous suivre. Si votre adversaire venait à relancer, vous pourriez vous mettre all-in sans problème.
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Vous êtes en MP1
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Le joueur en UTG1 a suivi votre mise sur le flop. Cela peut signifier toutes sortes de choses. Il pourrait avoir un tirage avec KQ, Q9 ou 89, mais également un valet ou un T, il aura plus rarement une main forte comme un brelan ou double paire.
Le turn amène un deuxième valet, et votre adversaire mise soudain. Peu de mains vraisemblables vous battent, sauf peut-être JT. C'est pourquoi vous pensez encore être en tête et essayez de mettre un maximum d'argent dans le pot. Après sa mise de 7$, vous pouvez vous mettre all-in.
Se contenter de suivre sa mise ne serait pas vraiment malin. Il bluffe rarement, et a souvent quelque chose. Il aura même du mal à coucher un tirage quinte ici. Mais la river pourrait vous amener une carte malvenue, comme, par exemple un T. Mettez donc de l'argent dans le pot tout de suite, le moment est parfait.
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Vous êtes au BU
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Vous avez fait un slowplay sur le flop. Après que le joueur a checké sur le turn, vous devez miser. Après tout, vous souhaitez faire grossir le pot. Si votre adversaire avait fait une nouvelle mise assez grosse, vous auriez pu vous contenter de suivre. Si la mise avait été plutôt faible, alors une relance eût été préférable, car vous voulez le mettre all-in d'ici la river.
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Vous êtes au BU
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Ici vous touchez votre couleur sur le turn. Ce n'est pas vraiment une erreur de suivre encore une fois, dans la mesure où vous ne pouvez plus être battu par une meilleure couleur. Ceci dit, une relance est préférable, car vous souhaitez lui prendre tout son argent.
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Vous êtes au BU
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Ici c'est très limite. Vous ne pouvez être sûr de recevoir encore de l'argent de la part de Villain en cas de hit. Si vous n'aviez qu'un tirage couleur, alors un fold serait préférable, en raison de la cote du pot défavorable.
Puisque, dans cet exemple, vous avez maintenant un tirage quinte en plus, le call est ok. Si la carte du turn avait été un 2 de trèfle ou un sept de carreau, qui rendent un full possible, alors un fold serait impératif.
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Vous êtes au BB
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Dans cet exemple, vous avez opté pour une mise sur le flop et un joueur, qui n'était pas l'agresseur, vous a suivi. Puisque le valet ne se connecte pas vraiment avec les cartes avec lesquelles votre adversaire pourrait avoir suivi sur le flop, vous êtes éventuellement encore en tête.
Votre adversaire pourrait avoir une petite paire ou un tirage. Vous ne pouvez offrir de carte gratuite à ces mains. De plus, en misant, vous saurez mieux où vous situer.
C'est pourquoi vous misez. S'il relance, vous êtes dehors. S'il suit, vous devrez à nouveau prendre une décision sur la river. Si la carte du turn avait été un pique ou un As, vous auriez pu faire l'économie d'une mise. Il serait alors trop probable que cette carte ait aidé votre adversaire.
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Vous êtes au BU
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Ici aussi c'est assez limite. Si vous savez de votre adversaire qu'il aime à voir des abattages, et se couche rarement, alors une mise pourrait être justifiée. Contre un autre adversaire, vous êtes bien souvent battu. Il ne se contenterait pas de suivre un tirage hors position, et aura donc souvent une main faite.
L'autre problème est que les mains faites que vous misez se couchent souvent, mais pas celles qui vous battent. Vous checkez donc et allez voir la river sur laquelle vous prendrez une nouvelle décision.
Comment jouer sur la river ?
Dans le dernier tour, La logique reste la même. Avec les mains faites fortes, vous jouez agressivement, et avec les tirages et mains sans valeurs, vous abandonnez.
Seules les mains faites moyennes sont toujours un casse-tête. Comment les jouer dépend de l'action des tours précédents.
Si vous avez la possibilité de voir l'abattage sans mise supplémentaire, alors mettez-la à profit. Si vous misez, au lieu de prendre l'abattage, il va se passer ce dont nous avons déjà parlé pour le turn : vous allez transformer votre main en bluff. Il y a peu de moins bonnes mains qui vous payent. Ce n'est le cas que si vous avez une main faite forte.
La question est de savoir comment vous jouez lorsque votre adversaire mise et que vous avez la position sur lui. Si le coup s'est déroulé ainsi : vous avez misé sur le turn, et il mise soudain sur la river, alors, mieux vaut abandonner, à moins que la mise ne soit très faible. Vous êtes trop rarement en tête face à cette ligne.
Il en est tout autre si la main s'est déroulée ainsi : l'adversaire a misé sur le flop et vous avez suivi. Sur le turn, vous checkez tous deux. Sur la river, il mise. Si la mise n'est pas trop élevée, par exemple, inférieure à la moitié du pot, alors vous pouvez suivre. En cas de plus grosse mise, vous devez être souvent en tête pour rendre le call profitable. Ce sera trop rarement le cas.
Si vous n'avez pas la position sur votre adversaire, alors il y a plusieurs possibilités. Si vous avez misé ou relancé le flop, et misé sur le turn, alors il est peu probable que votre adversaire suive encore une mise avec de moins bonnes cartes. Vous checkez donc, et si l'adversaire mise, vous pouvez assez aisément vous coucher.
Si vous avez tous deux checké au turn, alors il est sans doute préférable de miser un peu moins de la moitié du pot sur la river. Vous empêchez ainsi votre adversaire de faire une plus grosse mise, et serez peut-être même payé par une moins bonne main.
C'est ce qu'on appelle un blockbet. S'il relance, vous êtes très probablement battu, et abandonnez en conséquent.
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Vous êtes au SB
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La carte de la river n'est pas terrible pour vous. Vous devriez cependant mettre tout votre argent au milieu. Vous n'avez plus que 11 $, et le pot est de 28 $. Si vous checkez, alors l'adversaire misera rarement avec une moins bonne main, et s'il misait, vous ne pourriez tout de même pas vraiment vous coucher. En revanche, il pourrait bien suivre avec une moins bonne main.
En jargon du poker, on nomme cette situation un negative Freeroll. Si la river amène une carte qui aurait bien pu aider votre adversaire, mais que votre main est forte et le pot si gros que vous allez de toute façon suivre un all-in, alors autant miser vous-même.
Si vous checkez, votre adversaire peut checker avec toutes les mains que vous battez et qui vous auraient payées. En revanche, il misera avec les meilleures mains et vous devez payer.
Lorsque le pot est gros, qu'un tirage arrive sur la river, et que vous avez une main que vous ne pouvez plus abandonner, alors misez vous-même !
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Vous êtes au BU
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La situation sur la river et différente. Sur le flop et le turn, vous avez fait un slowplay, et avez suivi la mise adverse. Vous n'avez donc pas livré beaucoup d'informations sur vos cartes. Le joueur peut également vous mettre sur une paire d'as moyennement accompagnée. Vous pouvez maintenant relancer, sur la river.
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Vous êtes au BU
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La situation est simple. Déjà sur le turn, suivre était très limite. Sur la river, vous n'avez rien. Ne vous reste que l'option fold.
Si votre adversaire checke ici, il ne faut surtout pas prendre ça comme une invitation a bluffer. Ne bluffez jamais dans cette situation. L'approche ressemble par trop à un tirage manqué, et vous ne pouvez pas représenter de bonne main sur la river.
Bluffer ici avec un tirage manqué est une des plus grosses erreurs que les joueurs font aux petites limites. Il est même envisageable que votre adversaire checke afin de vous permettre de tenter un bluff. La situation est parfaite pour un "check/Call for bluffinduce". Ne tombez pas dans ce piège !
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Vous êtes au BB
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Avec cette carte de la river, il ne vous reste plus d'autre choix que de checker. Certes, aucun tirage ne s'est réalisé hormis deux gutshot, mais miser pour cette raison n'a aucun sens. Les moins bonnes mains ne suivent pas, les meilleures ne se couchent pas.
Les adversaires misant sur la river après avoir suivi deux fois avec un tirage, sont assez rares. Si votre adversaire mise, c'est souvent qu'il vous a battu. À moins qu'il ne mise que peu, vous pouvez vous coucher ici.
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Vous êtes au BU
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Le deux de cœur n'est pas une bonne carte de bluff pour CO. Dans cette situation, il a souvent une main faite forte, par exemple, une double paire, devenue maintenant un full.
Sans avoir plus d'informations sur votre adversaire, vous pouvez vous coucher ici. Il a souvent une meilleure main. S'il avait checké, vous auriez pu, en revanche, vous fendre d'une petite mise, car votre main n'est pas mauvaise.
En résumé
Peu importe sous quel angle on l'observe : se contenter de suivre une relance au Texas Hold'em No Limit est rarement une bonne idée. L'agressivité et essentielle dans ce jeu. Vous ne faites des gains que si vous êtes en mesure de jouer agressivement, et ce avec de bonnes mains.
Il existe cependant quelques exceptions, où un call d'une relance peut-être profitable. Votre objectif est alors de toucher une main très forte. Si vous décidez de suivre une relance préflop avec une paire, alors votre spéculation est presque uniquement de toucher un brelan.
Ne faites pas l'erreur de tomber amoureux de votre main, si celle-ci est une faible overpair sur le flop. Ce n'est pas le genre de situation de jeu que vous recherchez, et qui amène des profits. Vous risquez de souffrir si vous jouez ces mains sans apprendre à les coucher lorsqu'elles ne donnent qu'une main moyenne.
Le dernier article de cette série d'introduction se concentre sur les situations de jeu lorsque personne n'a relancé avant le flop.
Lire l'article : Après le flop - Personne n'a relancé préflop






