STRATEGIE
Ranges & equity (1) : Introduction aux ranges
Dans le premier article, on introduit le concepte de range (ou évantail de mains) en commençant par sa définition :
"Une range est la représentation de l'ensemble des mains qu'un joueur pourrait avoir dans une situation donnée. Ces mains peuvent être une somme quelconque de mains de départ données, mais il peut également s'agir d'un groupe de mains d'une certaine force (comme par exemple des brelans, des doubles paires, des tirages couleurs, etc.)."
Ensuite, il est expliqué la manière dont est noté une range de manière conventionnelle.
Par exemple, on note A7s+ tous les As assortis depuis A7 jusqu'à AK. On note 22+ l'ensemble de toutes les paires. Ou encore on note 88+, AJs+, KQs, AK les mains représentant les 5% des cartes les plus fortes préflop.
Connaître le concepte de range à plusieurs utilités. Tout d'abord, il permet de parler poker de manière standardisé avec d'autres joueurs, permettant ainsi une conpréhension facilité. L'exemple le plus évident va être la starting handing chart, qui est rédigée selon ce model. Ensuite, cela permet d'évaluer la main que peut avoir un adversaire ; on peut difficilement le mettre sur une main précise, donc on va plutôt lui donner un ensemble de mains possibles, et jouer en fonction de cet éventail. Connaître la notation des ranges va permettre d'utiliser plus facilement certains outils d'analyse, comme les trackers ou encore des logiciels tels que Equilab.
Ranges & equity (2) : Combos et card removal
Dans cet article, traitant toujours des ranges, on s'intéresse aux conceptes de Combos et de card removal.
Un combo est une combinaison possible de cartes pour une mains donnée. Ainsi, chaque main possible un nombre de combos qu'il est possible de calculer.
Pour toutes les mains de départ composées de deux cartes de différentes valeurs, comme AK, T8 ou encore 72, il existe 16 combos différents.
Si je prend AK, l'as peut-être à pique, à coeur, à carreau ou à trèfle. J'ai donc 4 possibilités pour l'As. Le roi suit le même raisonnement. On peut l'avoir à pique, à coeur, à carreau ou à trèfle, ce qui ait donc quatre possibilités différentes également, ce qui paraît logique. Comme toutes les valeurs de cartes possèdent leur équivalent à pique, à coeur, à carreau et à trèfle dans un jeu de carte, toutes les valeurs de cartes ont la même probabilité d'apparaître au début, à savoir 4/52. Pour calculer le nombre de combos possibles dans cette situation, je prend les quatre cartes possibles de l'As, multiplié par les quatre cartes possibles du Roi.
4 x 4 = 16.
On a 16 combos différents pour AK, ainsi que pour toutes les mains de départ composées de deux cartes différentes.
Pour toutes les mains de départ composées de deux cartes de même valeur, comme AA par exemple, il n'existe plus que 6 combos ; et pour les mains assorties, il n'y en a plus que quatre.
Le concept de card removal intervient à partir du moment où les mains de départ sont données aux joueurs, et qu'il n'y a donc plus 52 cartes disponibles dans le jeu. Le principe va consister à supprimer les possibilités de combos qui deviennent impossibles à réaliser, de par l'absence des cartes (qui sont soit dans la main de départ des joueurs, soit sur le board).
Par exemple, j'ai As de pique et Roi de coeur dans ma main. Pour que mon adversaire ai une main comme AT par exemple, il n'a plus la possibilité de réaliser cette main avec l'As de pique puisqu'il est dans ma main. Il faudra donc retirer quatre combos possibles (ceux impliquant l'As indisponible), soit 12 combos.
L'intérêt de ce concept apparaît pour les calculs de probabilités qu'un joueur ai une main donnée à un moment précis de la main (pré-flop, au flop, au turn et à la river). Sans rentrer dans les détails du calcul, si je me fis à la range que je lui ai attribué en fonction de différents facteurs (ses moves, son profil,...), je vais être capable de déterminer le nombre de combos pour chaque main possible, et donc leur probabilité afin d'adapter mon jeu en conséquence.
Ranges & equity (3) : Introduction à l'equity
Cet article introduit le concept de l'équity.
L'équity se définit par la probabilité que peu avoir une main de remporter l'abattage dans une situation théorique où l'on serait pour tous les joueurs avec 0% de fold équity. La situation pratique la plus concrète est dans le cas d'un all-in pré-flop de tous les joueurs impliqués dans la main.
L'article donne comme exemple premier une paire d'As face à une paire de deux. Préflop, la paire d'as a 82% de chance de remporter la main à l'abattage face à la paire de deux.
Néanmoins, l'équity varie toujours à chaque carte qui est dévoilée sur le board. La raison étant que l'on peut toucher quelque chose ou non, et que la probabilité de s'améliorer ou non par la suite va varier.
Face à une main connue, il est possible (évidemment pas de tête quand même), de calculer la probabilité de gain d'une main face à une autres, à chaque street.
Dans la pratique, il est pratiquement toujours impossible de mettre un adversaire sur une main précise, mais plutôt sur une range de mains, comme vue dans les articles précédents. On va donc avoir tendance à calculer son équity par rapport à celle-ci grâce à des logiciels comme équilab. Le fait de pouvoir estimer son équity va permettre de jouer de la manière la plus optimal possible, en maximisant au maximum sa value, et en minimisant au maximum ses pertes.
Ranges & equity (4) : calls décisifs
Dans cet article, il met en pratique l'équity vue dans l'article précédent à travers des exemples de calls décisifs, à savoir un call sur un all-in pré-flop ou un call sur la river. Ces cas suivent parfaitement la théorie du calcul d'équity, car plus aucun move ne sera possible après celui-ci.
Afin de calculer si un call dans ces situations est profitable, il convient d'appliquer la méthode suivante en trois étapes :
- D'abord, il faut calculer notre équity nécessaire pour que le call soit profitable. C'est à dire qu'il nous faut déterminer le pourcentage de fois où il faudra gagner à l'abattage pour que le call soit profitable, grace au calcul suivant : Montant à payer / Taille du pot + montant à payer.
En admettant que le résultat soit de 30% par exemple, cela voudra dire qu'il faudra remporter le pot dans plus de 30% des cas pour que le call soit profitable.
- Ensuite, il faut attribuer une range à villain. Attribuer une range va dépendre de plusieurs facteurs, comme ses moves, la dynamique de la table, son profil,... Par exemple, on peut estimer la range standard d'un joueur qui se met all-in pré-flop à JJ+, AK.
- Enfin, il faut déterminer l'équity que l'on a face à la range adverse. Si l'équity que l'on obtient face à la range adverse est supérieure à l'équity nécessaire pour qu'un call soit profitable, alors, il faut caller. Il convient néanmoins de prendre en compte l'effet de card removal, qui pourrait changer l'équity obtenue, en particulier sur une mise river. Un call qui aurait été profitable pourrait tout à fait ne plus l'être.
How to : maitriser les analyses de main
Cette vidéo, faite par Erkyl, traite des analyses de mains sur le forum de pokerstrategy. Celle-ci est dissociée en quatre points détaillées successivement, permettant d'utiliser au mieux le forum d'analyse pour un apprentissage maximal des mains postées.
Tout d'abord, il faut détaillé au mieux sa demande d'analyse lorsque nous postons nous même une main. Le poker étant un jeu à informations incomplètes, il faut essayer de retranscrire la situation du mieux possible afin de resituer le contexte de jeu. Cela passe par les statistiques et notes sur villain, de notre image, de la dynamique de la table, etc. Toutes ces informations vont permettre deux choses :
- Expliquer nos moves dans leur contexte, ce qui peut les rendre plus ou moins légitimes.
- Permettre aux analystes de justifier ou non les moves présentés, et d'éventuellement proposer une alternative aux ceux-ci dans le contexte.
Ensuite, il faut poser pointer ce qui a posé problème dans la main, en posant les questions adéquate. Sans une question précise, on aura probablement une analyse global de la situation sans toutefois avoir la réponse à ce qui a motivé le post de cette main. Par exemple, on ne sais pas si l'on dois cbet sur tel ou tel board, et je ne pose pas la question. Admettant que le coach dise ok pour le cbet sans pousser l'analyse du move, car celui-ci est évident pour lui, on ne saura pas ce qui a motivé sa décision, et on se retrouvera encore avec le même problème simplement parce que la question n'aura pas été clairement posée.
Evidemment, tout n'est pas tout blanc ou tout noir au poker, et il est possible d'avoir plusieurs réponses à un même problème. Il est donc important de prendre en compte les avis de tout le monde, et d'être ouvert à la critique.
S'il est possible d'être analysé soi même, il convient également d'analyser les autres. Pour Erkyl, cela fait partis de l'apprentissage, qui est d'autant plus efficace qu'il ne fait de manière active. Analyser force à la réflexion, et ainsi à la compréhension d'un problème que l'on ai trouvé ou non la solution. Cela permet également de profiter des mains des autres pour poser ses propres questions.
Enfin, il est possible de demander une autre analyse de la main. Certains points ne sont peut-être pas claire, des informations ont pu être oubliés, ou encore l'analyse amène d'autres questions auxquelles il faut des réponses. Erkyl montre de manière pratique sur le forum la manière de demander une nouvelle analyse.