Message original de kaytor
Message original de taaster
LALITO.... ce texte est d'un laid...
au passage Grand corps malade sucks à mort...
à part ça, ça m'étonne de voir ta tête : je m'attendais à un gamin de 12 ans vu le contenu du msg mais bon, si ça t'amuse... ça ne me fait plus rire!
edit : gamineries FTW
vas y on attends ton texte...
Message original de tigerK
Ahah j't'avais déjà repérer comme ayant une déficience mentale, merci de confirmer.
@ kaytor : je n'écris plus pour le moment et je doute que tu puisses objectivement apprécier mes textes.. Néanmoins j'en ai retrouvé certains... J'en poste quelques un ci-dessous...
@ tigerK : merci pour ce commentaire plein de bonne grâce et de clairvoyance...
TEXTES :
1)
Petit métier oublié : lentille de contact
Monsieur Président de la Fontaine exerce le métier de lentille de contact. Toute la journée Monsieur de la Fontaine, Président pour les intimes, corrige les points de vue déficients des gens.
Président (ce n’est pas pour me vanter, mais je suis un intime, moi), adore son travail, aider autrui c’est vraiment ce à quoi il se sentait destiné. Néanmoins, il lui arrive de faire du zèle. En effet, son discours habituel est le suivant :
« Il y a des gens, je vous le promets, qui ont une perception tellement tronquée de la réalité. Je vous jure, ils devraient ouvrir les yeux. Moi, je vois bien le problème : ils ont une mauvaise image du gouvernement. Pas étonnant avec cette satané de liberté de presse qui nous gâche la vie : n’importe quel crétin pouvant affirmer des absurdités sur notre gouvernement bien aimé, tout ça pour se faire remarquer. Heureusement, ils ne font pas long feu, ces gloires de papiers. Non, ce qui m’inquiète ce sont ces gens qui adhèrent à leurs idées. Parfois, j’aimerais les dénoncés tous ces anarchistes, mais je préfère les mettre en garde, c’est mon métier après tout. Critiquer le régime, quelle idée absurde, ça crève pourtant les yeux que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles et imaginables. »
« Il y a toutes sortes de gens qui ne voient pas net, tout d’abord ceux qui lisent trop. Tout le monde sait pourtant que trop lire fausse les sens. Certaines lectures étant plus dangereuses que d’autres. La lecture d’écrits d’homosexuels réactionnaires opposés au gouvernement est évidement néfaste. Tandis que la lecture du manifeste du parti est un passage obligé de l’éducation. Enfin, je ne vais pas me plaindre, grâce à eux j’ai du travail. »
Oui, il dit souvent cela Président. C’est un homme bien, il ne va jamais à l’encontre de la position officielle. Je dois dire que je l’admire. En tant que lentille de contact, il se retrouve les yeux fermés dans le marasme politique de notre superbe Etat, gouverné par le meilleur gouvernement qui soit. Quel homme admirable ce de la Fontaine, toute la journée, il corrige, le Président, les points de vues déficients, ça le connaît.
Ils corrigent tout chez tous : même les aveugles, il les corrige. Quel homme ce président. Vision déformé ? Pas de soucis, Président de la Fontaine est là pour vous aider à y voir clair. Il aime son métier, pourtant tout n’est pas toujours beau à voir.
Entre nous, je me demande si ce n’est pas lui qui aurait besoin d’ouvrir les yeux. Il ne voit pas que rien ne va ? Hier il m’a dit qu’il allait m’aider, c’est son travail après tout. M’aider ? Ce propagandiste qui n’y voit goute ? Lentille de contact, mon œil.
2)
Vulnerant omnes, ultima necat
Cela faisait un temps que l’homme réfléchissait. Un temps ou un instant, il ne savait plus. Il réfléchissait, il n’avait pas conscience du temps qui coule et flétrit les fleurs les plus belles comme les plus laides. Sa fleur était, il n’en doutait pas, la plus laide de toutes.
Mais était-ce vrai ? Il n’avait même plus conscience du beau. Du monde qui l’entourait et, qui continuait à tourner sans lui, il ne savait rien.
Son corps avait beau être sur Terre, son esprit tutoyait les étoiles. Il n’appartenait plus à ce monde qui tentait de l’assimiler à la masse insipide des vivants.
Vulnerant omnes, ultima necat : toutes blessent, la dernière tue…
Il le savait, il réfléchissait une dernière fois. Elle était venue, cette dernière heure qu’il avait désirée avec un tel désespoir.
Il n’y avait pas d’issues : il n’y a jamais d’issue. On ne sort pas du labyrinthe de la vie, si ce n’est en s’envolant.
La pensée est un bébé mort-né. Une fois née, on l’enterre dans le cimetière de l’oubli ou on l’emprisonne dans une feuille de papier.
Vulnerant omnes, ultima necat : enfin.
L’homme en était là dans sa réflexion lorsque son regard se posa sur sa montre ensanglantée posée sur le carrelage de sa salle d’eau. Du sang tombait en cascade sur le temps arrêté.
Un dernier soupir, une lame de rasoir qui tombe, sur la montre mourante sur le carrelage.
L’âme de l’homme prenait la poudre d’escampette : direction les étoiles qu’il tutoyait un instant plus tôt. Un temps ou un instant ? Quelle importance ?
Vulnerant omnes, ultima necat : Toutes blessent, la dernière tue.
3) Le lutin nauséeux
Je me suis réveillé ce matin, un goût acide dans la bouche. Un troupeau de musiciens jouent dans ma tête. J’ai mal au ventre. Une boule qui s’agite en tous sens comme un petit lutin des bois qui prendrait un malin plaisir à jouer avec mes entrailles.
Je me sens mal. J’ai envie de remettre cœur sur carreau. Je suis nauséeux. Le lutin semble s’amuser énormément ce matin. J’ai mal, je vais dégueuler. Le petit diable accélère la cadence : il tord un boyau par-ci, un boyau par-là. Je vais vomir, je me sens mal.
Le petit lutin va sortir.
4)
Fausse définition : le Lupanar
Le lupanar est un endroit entre rêve et réalité où se côtoient dans un tumulte impétueux rêves de réalité et réalité rêvé.
C’est aussi le lieu où s’évadent imbéciles et autres frustrés.
Il y a aussi un bar : « Au Lupanar », grand place à Varsovie où les touristes, pour un petit euro, peuvent s’envoyer deux litres de vodka maison, quatre de bière, ainsi qu’une bouteille de vin du Danube.
On ne s’y ennuie jamais : après une demi-heure au « Lup’ », on finit dans ses chaussettes. Ce qui fait souvent dire aux homos sapiens qui campent en son sein que le lupanar, à défaut d’être le pied, c’est vraiment le panard.
Il est toutefois conseiller d’éviter, à la sortie du bar de mélanger pinard et épinards, au risque de salir son costard…
5 )
Confidences à Paris
Les badauds de Saint-Denis,
Se moquent du tout Paris.
Planqué à faire de l’esprit,
Ils sont cons comme du riz,
disent-ils la gorge au vent,
Et le sourire jaune éclatant.
Il est vrai, ces bons vivants,
préfèrent dévisser du temps,
plutôt qu’écouter le président.
Paris, c’est lui, le badaud,
mais c’est aussi, le mendiant,
qui réclame aumône pour s’en aller
voir les fillettes de Glatigny,
le touriste pédant, le pédant touristique,
Que l’on vient voir en se gaussant
Sur les champs Elysées, pourtant
l’on est pire que les moustiques
suçant le sang d’Eiffel et de sa tour.
C’est aussi le rustique marchand,
Qui s’en va riant de son client.
Le malfrat de bonne famille,
qui pique votre portefeuille,
en s’excusant de vous faire du tord.
Tu es tout cela Paris, cela et bien,
d’autres choses encore qui,
à mes pensés sont bien trop légères,
pour être couchées sur cet indigne
papier. Mais n’oublie pas :
Paris, ton passé est ton futur,
à ciel ouvert et, sans toiture,
Tu nous livre ton cœur,
Tes joies, tes rires, tes larmes et tes peurs.
Ps : sry pour la tartine