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[Fermé] [SharkSchool Sng 05/11] Velcor

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Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist

Semaine 5 : Stratégie

Les mains spéculatives.
Il s'agit de jouer des mains dont la force ne réside pas dans la hauteur des carte, mais dans l'amélioration quelles vont trouver au tableau.
Ces mains sont des connecteurs assorties ou non éventuellement avec un trou (voir 2), les as assorties et les petites paires.
L’intérêt des mains spéculatives réside dans le faible cout pour entrer dans le coup à comparer au gain potentiel si l'on touche ses cartes.

Les principales règles du jeu préflop de ce type de main sont :
- un faible cout. il ne faut engager qu'une toute petite partie de son tapis.
- le nombre de joueurs déjà entré dans le coup. Plus il y a de joueurs déjà dans le coup, plus le pot est gros - donc intéressant -, et plus il y a de chance qu'un ou plusieurs joueurs ai quelque chose et paye si l'on touche son tableau. Et donc plus c'est intéressant.
- la position. il faut privilégier la fin de parole, le bouton et le cut off.
- l'agressivité de la table et en particulier des joueur restant à parler. Il faut en effet éviter de se faire relancé après être entré dans le coup. On évitera donc de jouer les main spéculatives à une table agressive.

Post-flop,
ces mains sont à jouer avec la plus grande prudence. D'une façon générale, si on a pas touché son tableau, on ne payera pas de relance.
Cependant, dans certains cas, payer voir relancer n'est pas une erreur.
Il faut pour cela regarder d'autres paramètres tel que les outs, la cote du pot, la cote implicite, la fold équité ...
Pour calculer la cote au pot et savoir si l'on peut payer une mise adverse, on doit compter le nombre d'outs que l'on a, c'est à dire combien de cartes du parquet peuvent améliorer notre main au point de remporter "assurément" le pot.
Si le rapport n'est pas favorable, alors il faut passer. C'est très souvent le cas contre un seul joueur, sauf s'il fait une mini mise. Contre plusieurs joueurs en revanche, les tirages peuvent souvent être payés, car le montant à payer est relativement faible en regard de la taille du pot. D'où l’intérêt d'être parti préflop avec la position.

Si la cote au pot n'est pas bonne, alors il est possible de payer quand même, mais uniquement si l'on a de bonnes raisons de penser que le pot grossira suffisamment après, dans le cas où le tirage rentre. Ceci implique donc de penser que vilain a touché quelque chose et est capable de payer une relance avec ça.

Je ne parle pas de la relance ici, ce n'est pas l'objet de ces articles stratégiques.

Les différentes mains spéculatives :

la petite paire
Si la petite paire ne trouve pas de brelan au flop, elle n'a que 2 outs pour s'améliorer. C'est très peu et cela revient donc à dire que l'on abandonne le coup en passant en check/fold à partir du flop. Sauf bien sure si le brelan rentre sur la turn ou la river.

les consécutives non assorties
Le but est d'essayer de toucher une quinte. Il est rare de toucher une quinte directement au flop. Il faut donc s'attendre à payer une ou plusieurs mise adverse avant de toucher éventuellement sa quinte. Les chances de toucher une quinte bi-latérale sur la turn ou sur la river sont de 1/5. On ne payera donc pas plus de 1/4 du pot pour aller voir la carte suivante.
Avec deux fois moins de chances de toucher une quinte ventrale, on ne payera quasiment jamais un tirage à quinte ventrale.

les As assorties
Le but est d'essayer de toucher une couleur, qui sera alors la couleur max. On fera attention aux tableaux à doublette, car la couleur max ne sera alors plus la main max. (on ne compte pas la quinte flush tellement rare)
Les chance de toucher une couleur à la turn ou à la river quand on est à tirage est de 1/5. on ne payera donc pas plus de 1/4 du pot pour essayer de toucher sa couleur.

les consécutives assorties
Ces mains ont l'avantage de pouvoir toucher à la fois une quinte et/ou une couleur.
Quand on est à tirage quinte, cela se joue de la même façon qu'avec une main consécutive non assortie.
En revanche, quand on est à tirage couleur, cela ne se joue pas de la m^me façon qu'avec les As assorties. En effet, quand une telle main touche son tableau et obtient la couleur, celle-ci n'est jamais max. Il convient donc de la jouer avec plus de dissernement car le risque d'être dominé par une couleur supérieure est bien réel.
Quand on est à la fois à tirage quinte et à tirage couleur, on a deux fois plus de chance de toucher un tirage sur la turn ou sur la river. Il sera alors possible de payer jusqu'à 1/2 pot.

Vidéo 1 : Principes mathématiques en SNG

1) la range d'un joueur.
C'est l'éventail de main que l'on attribue a un adversaire en fonction des éléments que l'on a. De très nombreux paramètres peuvent entrer en ligne de compte tel que le profil du joueur (large ou serré), la position (début ou fin de parole), son action (paye ou relance, taille de la relance), est-il en tilt, etc ...

2) Equilator
Il s'agit d'un logiciel permettant de calculer la probabilité de remporter un coup dans une situation donnée en fonction de la range que l'on attribue a (aux) l'adversaire. De ce résultat, on pourra en déduire l'action appropriée, call, raise, ou fold.
Ce logiciel ne s'utilise pas pendant le jeu. Il est utile pour s'entrainer ou pour faire une revue de session et trouver ses erreurs afin de ne pas les reproduire.

3) Différentes Equity
Quelques exemples d'équité de main en fonction de la situation rencontrée.
En particulier, on peut voir comment se comporte une main en fonction du profil de l'adversaire rencontré. Il faudra une main très forte pour affronter un joueur serré où même AJ n'est pas suffisant pour une relance. Tandis que cette même main est assez forte pour relancer un joueur large.

4) Les Outs
Les Outs sont les cartes qui peuvent encore tomber à la turn ou à la river et qui vont améliorer notre main et nous faire gagner le coup.
Par exemple si j'ai AQ à trèfle et que le flop comporte 2 trèfles, alors les Outs sont tous les trèfles qui restent dans le paquet et qui me donnent la couleur max, soit 9 cartes. On dit que j'ai 9 Outs. Dans ce cas précis, et selon la texture du flop et des circonstances de jeu, on pourra éventuellement ajouter les 3 as et/ou 3 dames restantes, soit 6 Outs de plus. Le total serai alors de 15 Outs ce qui ferai de nous le favori pour emporter le coup, même si à ce moment du jeu nous n'avons qu'une hauteur As.

5) La cote au pot
Il s'agit de calculer le montant max qui peut-être payé en fonction de la probabilité de toucher un out pour voir la carte suivante.
Par exemple si sur un flop on touche un tirage quinte bi-latéral et donc que l'on a 8 Outs, alors on a une cote de 5 contre 1. Il ne faut pas payer plus d'un quart du pot (miser un quart pour en récupérer 5).

6) La Fold Equity
La fold equity est la probabilité que l'on a de faire couché la (ou les ) main adverses, indépendamment de notre main.
Il s'agit d'estimer la range adverse de fold. Comme pour toute évaluation de range, de nombreux paramètres entrent en ligne de compte tels que l'image, la position, la taille des tapis, est-on à la bulle ? , etc ...
Selon la fold équité que l'on aura, associé à la probabilité de remporter le coup en cas de call, on pourra décider ou non le raise (ou le push le plus souvent).

7) l'ICM
Il s'agit d'attribuer à chaque tapis une valeur monétaire.
En situation de push or fold, il s'agit, en fonction de la valeur monétaire de notre tapis avant le début de la main et après, en tenant compte des probabilités de chaque scénario (payé et perdre, payé et gagner, etc ...) de comparer les différentes valeurs espéré après le coup. Il faut choisir l'action qui donne le plus gros résultat, push ou fold.
Ces calculs sont assez compliqué, et on utilise des logiciels tel que "ICM Trainer" pour les faire.

8) l'EV$
l'EV$ est différent de l'EV. La différence entre les deux, c'est le facteur bulle. Et un coup qui peut être gagnant sur le long terme en cEV peut-être perdant en $EV. La plupart du temps, quand on gagne un sur un push, on est pas encore assuré de gagner quelque chose (d'être ITM). Par contre quand on perd, on est sure d'avoir perdu le tournoi.
C'est pourquoi, par exemple un coin flip en début de tournoi n'est pas souhaitable. Sur le long terme il fait perdre de l'argent (même si dans les fait on va gagner une fois sur deux le coin flip).


Velcor Auteur du sujet
Velcor
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PokerStrategist

Semaine 5 - Travaux dirigés

Mains postée :

[SNG FR 5E turbo sur PS] KK trop weak ?
[SNG FR 3E turbo sur PS] KK vs as et board à couleur avec min bet sur la river
[SNG FR 3E turbo sur PS] 77 UTG
[SNG FR 3E turbo sur PS] 44 joué agressivement

Situation 1 :
Blinds : 10/20

Tapis :
UTG (1725)
UTG+1 (1545)
MP1 (2545)
MP2 (1850)
MP3 (1520)
Button (1630)
Hero (1535)
BB (1105)

Preflop: Hero is in SB with J :spade: Q :club:
UTG folds, MP1 calls, MP2 calls, MP3 folds, Button folds, Hero calls, BB checks

Flop: (t80) K :heart: T :diamond: 5 :heart: (4 players)
Hero checks, BB bets t60, MP1 calls t60, MP2 calls t60, Hero ??

Que pensez-vous du check de hero sur ce flop ?
Je pense que le check est bon. Hors de position, avec autant de joueurs dans le coup et juste un tirage, je ne vois pas quoi faire d'autre. Trop de risques de se faire relancer et devoir folder ensuite. Faire grossir le pot maintenant n'est pas souhaitable. Aucune chance d'arracher le coup.

Que faire à la place de hero ?
Je call sur le flop. 60 représente moins d'un quart du pot ce qui n'est pas chère pour un tirage quinte bilatéral. Même si certains outs rendent la couleur possible.

Combien d'outs peut-on donner à hero ?
outs outs sont clean : les as et les 9 sauf à coeur. si l'as ou le 9 de coeur tombent, on continuera le coup avec la plus grande prudence, vu le nombre de joueurs dans le coup. Si un 4eme coeur tombe, on abandonne le coup.

Range de hero pour chk/raise ou bet/broke
Je ne vois que 3 mains qui méritent un call préflop puis chk/raise ou bet/broke sur ce flop:
TT, 55 et ATs à coeur.
Préflop, j'aurai relancé avec KK et foldé avec les DP KT, K5 et T5.
Je suis hésitant avec la main QJs à coeur.

Situation 2 :
SnG FR 2€
Blinds : 100/200

Tapis :

CO (620)
Button (1630)
Hero (4535)
BB (5105)

Preflop: Hero is in SB with J :diamond: Q :diamond:
CO folds, Button folds, Hero raises t600, BB calls

Flop: (t1200) K :heart: T :diamond: 5 :diamond: (2 players)
Hero bets 800, BB raises all in, Hero?

Quelle range peut-on donner à vilain ?
Si vilain est un joueur sérieux, étant donné le tapis engagé à 23BB, la range de call est assez serrée. Je mettrais 88+, AQ+, AJs+ et KQs ; soit 6.18% des mains.

Quelle est mon Equity face à sa range ?
Contre cette range, on a une equity de 53%, donc on est souvent devant.

Que doit faire hero et pourquoi ?
Hero doit fold. En effet, un call peut bien s’avérer dramatique car on est à la bulle. Doubler ne nous assure pas (mais presque !) d'être ITM. Et perdre nous met "Out of the money " pour sure ! Il y a un tout petit tapis loin derrière nous, attendons qu'il perde avant de prendre des risques.

Auriez-vous joué le coup différemment ?
Si vilain est vraiment très agressif à la bulle (je le comprend LAG), QJs n'est pas une main suffisante pour entrer dans le coup, car on devra fold à la moindre résistance à cause de la bulle. Ce n'est pas le bon moment pour affronter le CL.
As played, arrivé au flop, je pense que deux solutions se valent à peu près : le bet (comme choisi ici) ou le check. Cependant, si vilain est vraiment un bon joueur et a remarqué qu'on "est pas trop nul" avec le sens de la bulle, il sait qu'on ne payera jamais son push, sauf avec KK et TT (et encore, imaginons que vilain ai AQs à carreau ...)
Dans ce cas, quitte à mettre des jetons sur la table, autant check/call, ça permettra de payer pour voir la turn (peut-être même gratuite) et non pas fold sur une relance.

ICM Trainer :
Décidément je ne comprend pas ICM trainer. Il est mal réglé ou quoi le miens ?
donc deux mains :

Donc : je dois fold A8o à 7BB dans 3 joueurs, et je dois push J8s à 8BB dans 4 joueurs ??????????????
Désolé, mais là j'adhère pas.
J'ai fermé le truc, il m'énerve trop à attribuer une force invraisemblable aux mains à couleur.


Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist

Mes mauvais coups

5ème main (le 26 juin) :
La river est vraiment moche. Mais je ne peux plus folder, d'autant que j'ai quand même un full. Je vois vilain sur un Q et je fold sur la river. Il me reste un tapis ridicul.

No-Limit Hold'em Tournament, 30/60 Blinds (7 handed) - Hold'em Manager Converter Tool from FlopTurnRiver.com

Button (t1315)
SB (t1690)
Hero (BB) (t1200)
UTG (t3130)
MP1 (t2335)
MP2 (t1410)
CO (t3920)

Hero's M: 13.33

Preflop: Hero is BB with 6, 6
3 folds, CO bets t120, 2 folds, Hero calls t60

Flop: (t270) Q, 6, 9 (2 players)
Hero checks, CO bets t150, Hero calls t150

Turn: (t570) 9 (2 players)
Hero checks, CO bets t570, Hero calls t570

River: (t1710) Q (2 players)
Hero checks, CO bets t360, Hero folds

Total pot: t1710


Taaz
Inscrit : 09.05.2008
Elite Grinder

Hello,

La semaine 6 est plutôt light, profites-en pour rattraper 5 et 6 (je corrigerai mercredi)

Schuss


Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist

Semaine 6 - Strategie

Article stratégique N°1 : LE BRELAN
Il s'agit ici d'un brelan flopé avec paire en main.
il y a deux façons d'enter dans un coup avec une paire servie : soit en payant, soit en relançant.

1) entrer dans le coup en payant.
On payera préflop pour entrer dans le coup quand cela engagera 5% ou moins du tapis effectif gagnable, c'est à dire le plus petit des deux tapis, le notre ou celui de vilain.
Le but sera uniquement de toucher un brelan et d'essayer ensuite, quand ce sera le cas, de prendre le tapis effectif à l'adversaire. Sauf cas particuliers, on abandonnera le coup si le brelan n'est pas flopé.
Personnellement je ne fais pas de différence entre un pot relancé ou non. Seule compte le fait de ne pas engager plus de 5% de son tapis. Mais je préfère un pot relancé car j'ai plus de chance d'avoir un client si je touche mon brelan.
Les autres paramètres à tenir en compte :
Il ne faut pas être relancé après avoir payé, car cela nous fait souvent engager une trop grande partie de notre tapis, c'est pourquoi on évitera de s'engager de cette façon s'il y a des joueurs particulièrement agressif après nous.

2) entrer dans le coup en relançant
cela peut être justifié de 2 façons.
La première : on a une grosse paire en main, et donc on relance car on pense avoir très souvent la meilleur main si on est payé. On veut faire grossir le pot dés maintenant.
La seconde : on est en fin de parole et on attaque un joueur serré. La relance peut se justifier dans ce cas parce que le joueur serré foldera très souvent préflop. S'il paye, et selon la nature du flop, on sera en bonne position pour placer un CB crédible et donc arracher le coup très souvent. D'autant plus qu'on aura jamais "rien", puisqu'on a au minimum une paire. Enfin, si on touche le brelan (une fois sur 8 environ) on sera très très souvent devant et donc en cas de résistance de vilain, on sera en très bonne position pour lui prendre gros.

Article stratégique N°2 : Analyse de 8 mains
Je n'ai pas grand chose à dire, j'adhère complètement aux commentaires, et j'aurai joué les coups exactement de la même manière - sauf la main N°1, voir TD plus bas -.
Juste une remarque en ce qui concerne la main N°7. Avec K9 au BU en first-in, en étant le plus petit tapis - mais de valeur équivalentes à SB et BB-, à 8BB, je push sans hésiter. Je pense avoir une très bonne fold équité avec mon tapis encore de taille à leur faire peur, et tandis que le CL n'est pas dans le coup. Évidemment, après le raise UTG du CL, seul le fold est possible.

Vidéo N°1 : SNG : petit rappel des bases
Une vidéo intéressante, je trouve. Comme son nom l'indique, un très bon rappel des règles vues jusque maintenant. En effet, les règles de base, je les connais. Mais pas toujours complètement assimilées, et je commet des erreurs que je pourrai éviter en réfléchissant un peu plus. Petit rappel salutaire donc.
Je n'ai pas de remarque particulière à formuler.


Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist

Semaine 6 - Travaux dirigés

Discution : Maximisation des gains avec un set : main N°1
Hero call préflop et touche son brelan sur le flop
Il fait un CB d'un peu plus de 75% du pot et est payé par la BB.
La turn est une très mauvaise carte et fait rentrer à peu près tous les tirages.
Il est conseillé dans l'article de placer un second barrel sur la turn.
Personnellement, je n'aime pas ça.
En effet, miser pour faire folder les main "à qui l'on fait peur" comme il est dit dans l'article ne présente aucun intéret. Miser c'est prednre le risque d'être relancé et donc de perdre le coup.
Quand je me trouve dans ce genre de situation, soit je check/call (sauf à tapis), si l'adversaire est de type aggro/maniac et qui mise sur des scarry card. Soit en bet/fold si vilain est plutôt de type calling station. Je n'insiste pas, le risque de perdre gros est trop grand, je préfère attendre une meilleur situation.

Mains postées

Main N°1 : [SNG FR 3E turbo sur PS] DP sur board connecté à tirages


Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist

Semaine 7 - Stratégie

ARTICLE 1 : l'ICM

l'ICM - Independant Chip Model - attribu une valeur monétaire aux tapis de chaque joueur en fonction des chances de chacun d'être payé.
Plus le tapis est gros, et plus les chaces d'être payés sont importantes, et donc plus le tapis a de valeur monétaire.
L'ICM sert à calculé quel serai la valeur du tapis au terme d'un push, si vilain fold, si l'on est payé et que l'on gagne le coup, ou si l'on perd le coup.
En associant ces valeurs à chaque probabilité pour chaque résultat, on obtient la valeur moyenne à long terme probable du tapis après le coup en argent - et non pas en jetons-.
Il faut choisir l'action qui donne le résultat le plus élevé, push ou fold.

ICM introduit le $EV, qui est différent de l'EV. En effet une action peut-être EV+, mais $EV-, en particulier à la bulle, ou ce phénomène est le plus important.

Ces calculs sont assez complexes et ne peuvent être fait pendant la partie. Néanmoins, avec de l'entrainement, on peut arriver à évaluer la situation de la façon la plus juste possible et commettre le moins d'erreur possible. C'est le but des logiciels d'entrainement tel que ICM trainer.

Finalement l'application d'ICM conduit à faire "beaucoup" de push en frist-in et de fold quand on est pas first-in. Le moment particulier étant la bulle.
On évitera le confrontation avec le CL, anisi que le plus petit tapis. On attaquera de préférence les tapis équivalents au notre.

Dans certaines situations, l'ICM n'est pas à suivre car on atteint ses limites, en particulier quand les blindes sont très grosses.

ARTICLE 2 : Le jeu préflop

L'importance de la position.
Quand on veut entrer dans un coup, la position est très importante.
Plus il y a de joueurs à parler après nous, et plus il faut une main forte. Car plus il y a de risque qu'un de ces joueurs ai un monster.
C'est pourquoi quand on est UTG, il faut une main très forte pour entrer dans le coup, telle que QQ+, AK.
Au contraire, au bouton, si personne n'a parlé avant, on peut avoir un éventail beaucoup plus large. L'éventail dans ce cas ne peut être donné ici car il dépend d'autres facteurs et en particulier du profil des joueurs restant à parler. Par exemple on aura une range assez serrée face à des joueurs LAG, et au contraire très large (jusqu'à any2) face à des joueurs très serrés.

Comment jouer les mains très fortes
Les mains telles que QQ+ sont des main très fortes avec lesquelles on souhaite amener le maximum de jetons dans le pot préflop. C'est pourquoi il faut toujours relancer et sur-relancer avec ces mains, et ne jamais payer. Ceci quelque soit la position.

Comment jouer les mains fortes
Contrairement à l'article, je ne donne pas de range de main forte. En effet, selon la situation et en particulier la position, la range de main forte varie. Je dirai plutôt qu'il s'agit des mains dont on pense qu'on est très souvent devant préflop, mais avec lesquelles on est pas prêt à mettre tout son tapis.
Avec ces mains, on relancera donc en first-in et on payera une relance pour aller voir le flop. Il n'est pas question de sur-relancer, ce serai surjouer.


Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist
Taaz
Inscrit : 09.05.2008
Elite Grinder

Message original de Velcor
Salut Taaz
En fait, je pense que le rythme de la Sharkscool est un peu élevé pour moi. J'ai du mal a y consacrer tout le temps nécessaire.
Pas grave en ce qui me concerne. Tout cela m'intéresse vraiment. J'espère que vous (je veux dire la sharkscool) ne m'en voudrez pas trop, je continue à mon rythme. Surtout qu'on arrive à la partie qui m'intéresse plus particulièrement car je pense être de ce niveau là à peu près.
:)

Salut Velcor,

Pas de soucis pour finir à ton rythme, par contre je ne pourrais pas te corriger régulièrement et totalement du coup ;)

Schuss


Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist

Semaine 8 - stratégie

Les bases du blind steal

Il s'agit de décider quand on peut/doit miser dans le seul but de gagner les blinds.

Les points les plus importants du blind steal sont :
- la taille des blindes.
- La taille des tapis en jeux.
- Le profil du(des) adversaire restant à parler.
- La position : on est pas trop loin de la BB.
- Notre image à table.

1) la taille des blindes
Il faut que les blindes soient suffisamment importantes pour justifier une tentative de vol. Mais pas trop pour qu'on ne soit pas engagé dans le coup sans pouvoir s'en défaire.
quand on a entre 12 et 20BBenviron, on peut envisager un vol de blindes.
Avec un tapis plus petit, on push (donc ce n'est pas vraiment un vol), avec un plus graos tapis, on nejoue que pour valoriser sa main, donc ce n'est pas un vol.

2) la taille des tapis en jeu
Il s'agit de comparer la taille des tapis adverses au notre.
On préfèrera le tapis de taille voisine au notre. En effet, ce sont eux qui hésiterons le plus a s'engager dans le coup. S'il relance, c'est à tapis (ou alors de toutes façons il est engagé et ne peu plus passer). C'est prendre un gros risque pour lui dans le cas ou nous aillons vraiment une bonne main. Il passera donc très souvent.
Celui qui aura un petit tapis pourra jouer de façon très agressive. Etant dans une situation difficile, il peu très bien sur-relancer à tapis avec des mains moyennes qui seront souvent battues. Néanmoins, il ont toujours une probabilité non négligeable de gagner le coup, et perdre contre un petit tapis nous mettra dans une situation difficile pour la suite du tournoi. Il est donc préférable d'éviter les petits tapis.
Celui qui aura un gros tapis ne sera pas très impressionné par notre mise. Et selon la situation, par exemple à la bulle, il peut très bien décider de relancer à tapis avec pas grand chose. Sachant que pour nous, payer c'est risquer notre tournoi (et pas lui) il met de cette façon une pression énorme sur le voleur de blinds. Le plus souvent il faudra passer. Sauf si on a une très bonne main (QQ+), mais dans ce cas, ce n'est plus un vol.

3) le profil des adversaires
Le profil des adversaire à parler après nous est très important.
On préfèrera les joueurs serrées. Les TAG ou les NIT sont les clients idéals car ils ne paierons jamais. Et quand ils entrent dans le coup, on sait qu'il ont une très bonne main, il suffit alors de passer sans insister.
Les joueurs de type calling station sont plus délicats car il payerons souvent avec des mains marginales. De ce fait ils pourront toucher n'importe quoi, et si on ne touche pas notre flop il sera souvent difficile d'en tirer quelque chose. Car il ne sera pas facile de se situer avec notre main moyenne de départ.
Les pires sont les joueurs large agressif. Les pires des pires, les maniacs. Ce sont des joueurs contre qui il est préférable d'éviter les tentatives de vol. Contre un maniac, c'est même presque interdit.
En effet, ces joueurs relancerons avec une range très large de main. Par définition, la main avec laquelle on fait un steal n'est pas assez forte pour payer une relance. Le but est de prendre les blindes et c'est tout. Contre un joueur LAG, ca ne marchera pas assez souvent pour que ce soit rentable.
Contre certains LAG, on pourra se contenter de resserrer un peu la range. Contre d'autre, on ne pratiquera pas le vol de blindes.

4) La position
Le vol de blindes se fait depuis la fin de parole. De façon idéale au SB ou au BU. Selon les autres paramètres (par exemple à une table particulièrement serrée, ou à la bulle en étant CL) on pourra partir d'une position plus éloignée.

5) Notre image à la table
Quand on a une image solide parce qu'on a montré que de belles mains légitimes au cours de la partie, les autres joueurs joueurs seront plus méfiant à notre égard. Et donc ils auront moins tendance à nous relancer avec des mains médiocres.

Les bases du resteal

Il s'agit de surelancer un adversaire qui a relancé, dans le but de le faire passer.
Il s'agit donc en fait de voler celui que l'on pense être un voleur.

Les paramètres à tenir en compte pour un resteal sont :

1) La taille des tapis. Il faut d'abord avoir une chance de faire coucher l'adversaire. Il faut donc que la taille des tapis s'y prête. Il faudra donc en particulier s'assurer de ne pas donner une cote meilleur que deux contre 1 à l'adversaire pour payer.

2) Le type d'adversaire.
Plus l'adversaire a un jeu serré et plus il est habituellement passif, plus il faut éviter le resteal. En effet, ces joueur volent peu et ont donc très souvent une bonne main.
l'adversaire idéal pour un resteal est le joueur large agressif. Car il a souvent des mains médiocre avec lesquelles il ne peut pas payer. Cependant, ce type de joueur est souvent disposé à payer même avec des main moyenne, comme des mains potentiels AXs ou consécutives assorties. On choisira donc de voler avec des mains aillant un minimum de chance à abattage. Soit par la hauteur des cartes (broadways) soit par leur potentiel (consécutives assorties).

3) L'image
L'image qu'on a à table (ou auprès de joueurs que l'on sait nous connaitre) être très importante pour la réussite d'un resteal.
Il est important d'avoir une image solide afin d'être respecté.
Si on a montré des mains médiocres et non légitimes au cours de la partie, il vaut mieux éviter les resteals car on aura toutes les chances d'être payé. Si au contraire on a montré de bonnes mains, les autres joueur auront tendance à supposer que c'est encore le cas et seront moins disposés à payer avec des mains moyennes. Les chance de réussite du resteal sont augmenté d'autant.

4) les mains de resteal
On resteal rarement avec n'importe quelle main. En effet, sauf à avoir une indication claire et sûre sur l'adversaire, on a toujours des chances non négligeables d'être payé.
En effet, les joueurs serré ont une bonne main de départ, donc peut-être même capable de payer un push. Les joueurs larges seront souvent prêts à payer avec des mains non légitimes, mettant en danger la réussite du coup et risquant de dégrader notre image en montrant une trop mauvaise main.
On choisira donc des mains capable de gagner un abattage avec un pourcentage de chance raisonnable : les As ou les rois mal kickés et les consécutives ou quasi-consécutives assorties par exemple.

5) les autres joueurs
Quand on envisage un resteal, il faut bien faire attention aux autres joueurs qui restent à parler. L'idéal étant d'être le dernier. En effet, on peut être payé par un joueur après nous. Sa la main de resteal n'est pas assez forte, il y a fort à parier que l'on perd le coup dans cette situation. On évitera donc les resteals en début ou milieu de parole pour privilégier la fin de parole.

6) la position du supposé voleur
Même en étant de BB, et donc dernier à parler et face à un joueur très LAG, il n'est pas toujours conseillé de resteal même avec une bonne main. En effet, il faut aussi tenir compte de la position du suposé voleur.
Si celui-ci a relancé de la position UTG, il y a fort à parier que sa main est très forte. Un resteal sera très souvent payé et perdant.
En revanche, si le supposé voleur est au SB, alors la main de l'adversaire a beaucoup de chances d'être relativement faible et le resteal peut très bien être envisagé.


Velcor Auteur du sujet
Velcor
Inscrit : 11.11.2010
PokerStrategist

Semaine 8 - Travaux dirigés

1) En fonction des différents types d'adversaires cités dans l'article du vol de blind (loose agressif, loose passif, tight agressif, tight passif) comment modifiez vous votre vol de blind du point de vue :

a) fréquence de vol
C'est principalement le type d'adversaire qui permet de choisir la fréquence de vol.
Le client idéal est le joueur serré. Celui-ci aura tendance à ne jouer que ses très bonne mains, et donc il ne relancera que rarement. Sauf à avoir un monstre, on fold systématiquement sur sa relance. Ce n'est pas la peine de prendre davantage de risques, il y a suffisamment à gagner avec les coups où il ne relance pas. La fréquence de steal peut être importante avec ce type de joueur.

Le joueur large, au contraire n'est pas le meilleur client. Il payera ou relancera, et nous nous retrouverons souvent dans une situation difficile avec une main trop faible pour continuer dans le coup. La fréquence de steal sera faible.
On évitera donc en particulier les joueurs faibles - débutant - avec grosse tendance calling station. Contre ces joueurs on fera un value-raise.

b) type de main de vol
On réservera le vol aux mains aillant un certain potentiel. Passer les poubelles pour donner de l'équiter aux autres mains. On choisiera des mains pouvant toucher un flop, donc : les consécutives et/ou les mains colorés. Contre les joueurs TAG, on peut ajouter les mains à bloqueur.

c) taille du vol
La taille du vol dépend également de l'adversaire.
Inutile de mettre beaucoup contre un joueur TAG. 2 ou 2.2BB suffisent en général.
Par contre, contre un joueur LAG qui interprètera souvent une petite mise pour de la faiblesse, il faut miser davantage. 2.5BB voir 3BB sont un minimum.

d) call d'un resteal
Il s'agit de définir quand on pourra payer un push de l'adversaire avec notre main de steal. Cela se décide avant de faire le steal. Pour cela il faut répondre à la question suivante : La main que l'on a contre cet adversaire peut-elle payer un push ?
Contre un adversaire très serré, on réservera cette option uniquement avec les très bonnes mains telles que KK+.
Plus l'adversaire est large et plus il sera possible de call ligth. Mais dans tous les cas il faudra une bonne main pour payer une relance telle que les paires et les As bien kickés.