Message original de Francois
Salut Powop !
Bonne chance pour ton blog de fish.
A te lire je n'ai qu'un lien à te donner :
Le Guide ANTI-TILT
A bientôt !
François.
C'est vrai que j'avais plutôt tendance à me balader sur les articles / vidéos à contenus stratégiques plus que psychologique, me laissant seule face à mon tilt... Alors je vais travailler cet article, ici même en direct live (au temps de rédaction prêt) pour éviter au mieux les prochaines sessions de tilt.
1 - Identifier son tilt
Le poker est un jeu d'observation : il faut observer ses adversaires et s'observer soi-même. Développer cette capacité d'auto-attention est donc primordial pour savoir quand nous sommes en tilt et quel genre de tilt nous guette (agressif, nit, Calling Station). Pour ce faire il faut savoir évaluer son jeu grâce au concept de ABC game. Ces 3 catégories s’appliquent à tout le monde.
A game : C'est le jeu optimal, on joue son meilleur poker (indépendamment des résultats).
B game : Pas à 100% de ses capacités, on observe des pertes de value à droite à gauche, une petite fatigue commence à s'installer, on joue en "pilotage automatique", le winrate diminue
C game : Plus rien ne fonctionne. Votre jeu différe de ses habitudes et ces changements sont clairement identifiables (changements de limites brusques et inconsidérés, multitabling, mains jouées de façon inhabituelle, passivité)
Le tilt est loin d'être toujours spectaculaire, le changement de statut émotionnel est insidieux. Être en tilt ne se résume pas à casser sa souris, c'est aussi une accumulation de changements insidieux qui se répercutent directement sur votre jeu et vos performances
C'est en fait bizarre. Le tilt est identifié sans l'être. Je trouve que le propre du tilt c'est qu'il ne s'identifie pas. On fait des mooves moches, on le sait, MAIS ON S'EN TAPE ! Bah oui, on va se refaire avec ce call foireux donc c'est pas un tilt c'est un moove de shark !!
-"Tu devrais faire une pause et reprendre demain "
-"Demain ? Mais mec je vais finir ma journée en négatif et je veux pas finir sur une note aussi pourrave !"
-"HALLOOOOO MEC ! TU JOUES MAL ! T 1 FISH !"
2 - Savoir prendre des pauses
Le poker est une activité exigeante et complexe, qui demande beaucoup à votre corps. Il faut donc se réserver des périodes de pause, au calme, afin de laisser à votre organisme le temps de se reposer. C'est vrai pour le cerveau, mais aussi pour le système nerveux, les yeux et les articulations qui ont eux aussi besoin de se régénérer.
Aux premiers signes d'agacement, respirez profondément, modifiez votre posture (dos droit) et quittez immédiatement la table si nécessaire
- Une pause n'est souvent pas suffisante, parce qu'alors nous nous asseyons dans un fauteuil ou alors nous tournons dans le salon comme un lion en cage, et ressassons sans relâche nos pensées négatives.
- Décider d'un horaire précis pour faire une pause sans s'imposer de règle trop rigide (si par exemple la session se déroule bien). Le but est d'ancrer dans sa conscience la nécessité de faire une pause.
Prendre une simple pause n'est pas nécessaire, il faut impérativement se détendre, se changer les idées avant de reprendre sa session, quitte à changer d'activité pour un court laps de temps
3 - Avoir une bonne hygiène de vie
Le poker est une activité exigeante en terme de temps et d'implication, tant pour le corps que pour l'esprit. Les phases de repos sont, comme pour un sportif de haut niveau, presque aussi importantes que la pratique en elle-même. Jouer fatigué, en ayant faim ou sous le coup de de l'énervement vous fera tilter beaucoup plus rapidement.
Plusieurs facteurs agissant à long terme sur l'état nerveux sont à prendre en compte : alimentation, cycle de sommeil, activité sportive…
Une bonne condition physique est un rempart très efficace contre le tilt
Les pauses et la condition physique c'est pas non plus mon fort. Je ne pense pas jouer une poker dans une ambiance très pro. Mais je n'ai pas de problème de ce côté là.
Quand je suis sur un période de jeux sans BadBeats je sais m'arrêter au moindre signe de manque de concentration. Même des séances au dénouement négatif ne me fait pas forcement tilter, je sais y faire face.
Je pense ne pas avoir de réel problème de ce point de vue là tant que je ne suis pas dans le tilt. Je pense également ne jamais être dans un état physique / psychique favorisant le tilt.
4 - Déterminer sa zone de confort
La zone de confort des individus est définie par l’ensemble des actions et des situations qui leurs semblent "naturelles", et dans lesquelles ils se sentent tout simplement à l’aise. Au poker, la zone de confort devient perceptible lorsque l’on sait pertinemment que l’on prend les bonnes décisions.
Pour la définir, il vous faut impérativement répondre à ces questions :
• À quelles limites pouvez-vous prendre des décisions importantes sans aucun état d'âme, sans penser à l'argent qui est en jeu ?
• Quelles sont les pertes (stacks, big bets, buy-in) que je peux me permettre sans que mon jeu en soit affecté ?
Votre rapport à votre zone de confort constitue un point d'ancrage face au tilt
Je n'ai pas d'énorme problème de bankroll. J'ai toujours joué avec une gestion un peut tendue mais cela ne m'as jamais posé de soucis quand à mes décision. A mes début de BSS, cela m'arrivait de temps en temps mais ça ne s'est jamais reproduit.
5 - Toujours penser long terme
Les progrès réalisés, à travers ce que nous apprenons et ce que nous sommes capables d'appliquer, ne suivent généralement pas une courbe linéaire. Les gains viennent lentement, les pertes rapidement. Faire de l'argent implique qu'il faut accepter de prendre un minimum de risques à court terme.
À trop se focaliser sur le court terme, vous risquez deux erreurs très répandues :
• trop protéger vos gains quand vous runnez good
• jouer pour être break even quand vous runnez bad
Le long terme est votre ami. Les calls EV- de vos adversaires sont souhaitables car par définition vous les remporterez la majorité du temps. Les mauvais joueurs peuvent gagner... Tant mieux ! Ils reviendront d'autant plus.
Gardez à l'esprit les heures passées à monter votre bankroll et à perfectionner votre jeu. Souhaitez-vous vraiment gâcher tout ça en quelques mains ?
Elle est pas mal la dernière phrase... va falloir que je travail le "gardage à l'esprit" de cette remarque. Je pense qu'elle à beaucoup à m'apprendre !
6 - Se déconnecter de l’argent
Pour prendre les bonnes décisions en toutes circonstances il faut oublier le facteur dollar. Votre souci principal est de vous concentrer sur le fait de prendre des décisions EV+ et non pas sur le profit immédiat. L'aspect financier n'est pas un indicateur fiable à court terme.
Le court terme n'est pas un indicateur viable de la teneur de vos décisions. Il est fortement déconseillé de jouer avec un œil sur les résultats de votre session en cours.
Jouer en scared money entraîne automatiquement ce genre d'erreurs : être trop tight, ne pas protéger assez sa main, manquer d'agressivité, pas de bluff, perdre de la value en étant trop nit, prendre des levels de la part de vos adversaires.
Une bonne session n'est pas toujours synonyme de gains. Les pertes ne doivent pas vous affecter si vous avez fait les bons choix.
No prob ! Cf 5 !
7 - Ne pas surestimer son edge
Au poker, une croyance immodérée dans son edge conduit votre jeu dans les méandres de l'émotion. L'avantage qu'ont beaucoup de joueurs face à leurs concurrents n'est pas aussi grand qu'ils le croient. En effet cette croyance...
• ...empêche de reconnaître sa part de responsabilité dans le downswing, et de prendre en compte ses propres erreurs.
• ...mène plus vite au tilt, puisque c'est l'adversaire qui est responsable de tout ça, pas nous.
• ...dispense enfin de la responsabilité de travailler davantage à améliorer la qualité de son propre jeu. "Quoi que je fasse, ils me battront de toute manière."
Lorsque Mike Tyson ou le Barça affronte un adversaire très faible, les chances de l'emporter de ce dernier sont infimes. Au poker il n'y pas de domination implacable. La meilleur main préflop, AA, n'a qu'une avance relative face à la pire, 72o - Equilab
L'avantage conféré par les probabilités est à relativiser. Là encore, il est à mesurer sur le long terme.
Ça c'est une manie terrifiante que j'ai ! Le pélo d'en face devient le pire fish de la terre quand je tilt ! Mais genre un tel fish qu'il va forcement me call avec deux undercards ... C'est là qu'on voit que la caboche d'un gonze moyen est quand même super bien foutue, j'arrive à me convaincre que c'est lautre qui fait des mooves pourrave pour justifier les miens. Un peut comme les mec qui ne défende pas leur TPTK sur un board péta drawy et qui viennent se plaindre qu'il tombent toujours sur des couleurs ou des suites et que c'est rigged !
8 - Laissez votre ego à la porte
La compétition et l'ego vont de pair. Mais ce dernier peut vous jouer de drôles de tours. Tout comme la recommandation précédente il est capitale de de ne pas calquer son ego sur le montant de ses pertes. Rien n'est personnel autour des tables !
Personne ne peut battre la variance. Et personne ne peut prétendre dominer une table en étant en tilt ou sujet à la variance.
La variance touche tous les joueurs, il faut accepter qu'elle puisse s'acharner sur vous.
C'est le problème du :
-"Je suis un shark de pokerstrategy qui à un edge laaaaaarge sur tous les fish de cette table. Je ne la quitterais donc pas avant d'être repassé en positif car cela arrivera forcement !"
9 - Continuer à travailler son jeu
Beaucoup de joueurs confondent la variance et leurs leaks. Une autre erreur commune est de pas prendre en compte tous les outs de son adversaires, tout ne se réduit pas aux backdoors (Villain peut avoir en plus une bottom paire, une gutshot, etc.)
Pour éviter le tilt, il est indispensable de déterminer quelle est votre part de responsabilité. Les revues de session sont donc obligatoires !
Garder à l'esprit que votre jeu doit constamment progresser crée de fait une dynamique. Des éléments nocifs sont ainsi écartés : complaisance, illusion de la maîtrise, manque d'enthousiasme...
Faire progresser votre jeu en étant critique crée de fait une dynamique qui vous permet de faire la part des choses
Check !
10 - Une épreuve révélatrice
Votre carrière de joueur dépendra en grande partie de votre propre capacité à dépasser le tilt. Un des côtés fascinants du poker, c'est qu'il révèle les personnalités et les faiblesses de chacun, les nôtres et celles des adversaires à la table.
Prenez ce passage obligé comme un challenge, un face à face contre vous-même !
Votre attitude face au tilt fait le tri entre les vrais joueurs de poker et les autres
Le prochain tilt que je croise je lui pète la gueule en 2-2 ... Je tacherais d'en faire, dans les prochaines semaines, un élément à part entière de ma psychologie et de mes stratégies.
Tu es bon ! Gâches pas tout ! Tilt pas ! Tu es Bon ! Gâche pas tout ! Tilt pas ! Tu es bon ! Gâches pas tout ! Tilt pas ! Tu es Bon ! Gâche pas tout ! Tilt pas ! Tu es bon ! Gâches pas tout ! Tilt pas ! Tu es Bon ! Gâche pas tout ! Tilt pas ! Tu es bon ! Gâches pas tout ! Tilt pas ! Tu es Bon ! Gâche pas tout ! Tilt pas ! Tu es bon ! Gâches pas tout ! Tilt pas ! Tu es Bon ! Gâche pas tout ! Tilt pas !
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